mercredi 16 avril 2014

Super Féministes contre Dr Norme !




Le laboratoire junior GenERe (Genre: Epistémologie & Recherches) propose deux événements :

Lundi  28 avril
15h30 – 18h

Conférence de Martin WINCKLER sur la violence médicale découlant d’une certaine vision des rôles sexués.

Mercredi 30 avril
Journée d’étude « Genre, sciences naturelles et médecine »

11h-13h
Thierry HOQUET (philosophe, Lyon 3) : « Combien y a-t-il de sexes? »
Priscille TOURAILLE (anthropologue, Museum d’Histoire Naturelle) : titre à venir
15h-18h
Michèle FERRAND
(sociologue, CRESPPA-CSU) : « La contraception médicale : une victoire à la Pyhrrus pour les femmes? ».
Ilana LÖWY (historienne et biologiste, CERMES3) : titre à venir
Stéphanie PACHE (historienne et médecin, Unil et EHESS) : titre à venir


Voilà une présentation de cette rencontre :
Le laboratoire junior GenERe (Genre : Epistémologie & Recherches) basé à l'ENS de Lyon cherche à revenir aux questions d’épistémologie du genre afin de développer une réflexivité des méthodes au sein des différentes disciplines qui mobilisent ce concept.
Pour ce faire, il convient de développer des thèmes de recherches communs, qui puissent se croiser et se répondre. En ce sens, la réflexion sur le corps et sa construction genrée est centrale. En effet, sciences expérimentales et médecine, tout comme sociologie, histoire et philosophie ont cherché à comprendre les mécanismes par lesquels le corps serait construit au travers de catégories genrées.
Les premières ont historiquement participé, par la construction du «naturel», à légitimer les différences des sexes et leur hiérarchisation, mais certaines recherches issues des études de genre ont contribué à interroger la légitimité du discours naturalisant, hiérarchisant et normatif. La réflexion sur le genre a ainsi cherché à déconstruire le caractère immuable et naturel de cette distinction, et à préciser l’influence des théories scientifiques dans la construction sociale des identités sexuées.
Malgré cela, il est indéniable que le discours scientifique (plus que la science) reste invoqué pour justifier une certaine différence des sexes et continue d’être perçu comme une référence indépassable. Ce discours n’est néanmoins pas exempt d’évolutions dans ses classifications, et ces évolutions sont concomitantes de changements dans les représentations de genre : les catégories scientifiques ne seraient donc pas indépendantes des représentations sociales. De fait, dans cette rencontre, il s’agira d’interroger à la fois la construction sociale des identités sexuées dans le discours scientifique et l’influence des représentations de genre sur l’activité scientifique elle-même.

Ça se passe à l’ENS de Lyon (site Descartes), 15 parvis René Descartes, 69007 Lyon (métro Debourg) - 
Attention, il y a eu un changement par rapport à l'affiche : c'est à l'Amphi Descartes
Pour en savoir plus :
ou