vendredi 30 mars 2012

Ta mère en Fémidon !


Voici une initiative originale dans le cadre du Sidaction 2012 : un défilé de mode réalisé en présos féminins, avec bénédiction par les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence!  
Ce sera donc ce lundi 2 avril  à partir de 20h à l'Espace Jean Couty et au programme, il y aura aussi une présentation du SEX’ O KIT et de créations réalisées par différents groupes de femmes (masques, créations graphiques, luminaires), une expo photos « Secrets de Vagin » réalisée par Laurette Wittner en 2005 à la demande de FRISSE* (visible sur la page Facebook FRISSE).

*FRISSE : Association Femmes Réduction des Risques et Sexualité

Êtes-vous une salope ? (la réponse est probablement oui)


Petite incursion dans la si riante société américaine : un présentateur de radio hyper conservateur mais populaire a traité Sandra Fluke, 30 ans, de « salope ».

 Son crime ? Elle est étudiante, elle est juriste, elle est spécialiste des droits des femmes et (ô dieu) elle défend devant la chambre des représentants l'usage (et le remboursement) de la pilule. 

À travers elle, ce commentateur nauséabond insulte toutes les femmes, toutes les utilisatrices de la contraception, tous-tes les personnels médicaux qui ont créé et qui prescrivent lesdites méthodes, tous-tes les juristes qui en ont permis la vente, tous-tes les militant-es qui se sont battu-es pour un accès large, gratuit, facile, plein d'hommes qui sont aussi bien contents de ne pas avoir 12 enfants en 20 ans. 

Ce qui fait pas mal de monde.

 Les annonceurs l'ont compris et se sont retirés de l'émission du polémiste débilou.
 À ce propos on peut (si on ne lit pas totalement bien l'anglais) se reporter à l'article de Slate suivant : http://www.slate.fr/story/51325/feminisme-slutwalks-rush-limbaugh-sandra-fluke-salopes 
(il aborde d'autres thèmes au delà de l'histoire de Sandra Fluke) 

Mais pour en revenir à l'insulte en elle même, « slut » dans le texte, l'excellent -et en anglais- site Skepchick a édité à l'usage des lectrices soucieuses de savoir si oui ou non, à la fin, elles étaient elles aussi des salopes (selon la droite conservatrice ricaine bon teint), un petit questionnaire que l'on trouve ici : http://skepchick.org/2012/03/ai-are-you-a-slut/

(bon si on ne lit pas l'article on peut juste faire le test là : http://skepchick.org/wp-content/uploads/are-you-a-slut-flowchart.png

Vous savez quoi ? I'm a slut !!!!

mardi 27 mars 2012

Contraception d’urgence : une enquête accablante !




(Super Féministe aime bien de temps en temps les gros titres racoleurs)




Dans notre pratique au Planning Familial 69, on a souvent des témoignages de femmes qui ont été confrontées à des difficultés d’accès à la contraception d’urgence (pour les mineures qui normalement devraient l’obtenir gratuitement en pharmacie) et/ou à des messages erronés (et alarmistes) diffusés par les pharmacien-ne-s.
Afin de mieux évaluer la fréquence de ces pratiques, nous avons décidé de réaliser une petite enquête : au cours du mois de décembre 2011, nous avons proposé un questionnaire aux personnes qui venaient au Planning Familial de Villeurbanne, si elles avaient eu l’occasion de demander la contraception d’urgence (CU) en pharmacie au cours de l’année écoulée.

24 questionnaires ont pu être analysés : une petite série qui n’a sans doute pas une grande pertinence statistique, mais qui dégage, sur le plan quantitatif, des tendances très intéressantes. Voici les résultats obtenus :

1 - Concernant les mineures (au moment de la demande de CU) : 3 sur 11 se sont vues refuser la délivrance de la contraception d’urgence faute d’avoir pu présenter une pièce d’identité. Finalement, 2 ont pu obtenir leur contraception, mais en la payant. Cette condition de devoir présenter ses papiers est arbitrairement fixée par les pharmacies et se situe hors cadre légal. Les refus de délivrance ou de gratuité sont systématiquement associés à l’impossibilité de présenter une pièce d’identité. On peut envisager deux hypothèses : face à une demande de contraception d’urgence, 1- soit la majorité des pharmacies demandent une pièce d’identité (hors cadre légal) et la majorité des mineures sont en mesure de répondre à cette exigence abusive, 2- soit une minorité de pharmacies sortent du cadre légal en demandant une pièce d’identité. Cette enquête n’est pas en mesure de savoir quelle pratique est la plus fréquente. En tout cas, cette mesure constitue un vrai obstacle pour les mineures, qui doivent montrer leurs papiers alors même que la loi garantissait l’anonymat, qui doivent parfois faire plusieurs pharmacies pour obtenir une CU gratuite, et qui même pour certaines renoncent de ce fait à prendre une CU.

2 - Seulement 4% des pharmacies délivrent un message explicatif sur l’usage (2/24). 40% ne délivrent aucun message (10/24).
Près de la moitié des pharmacies délivrent des messages scientifiquement faux (11/24 soit 44%) avec par ordre de fréquence :
-          « On ne peut pas la prendre plus de trois fois dans sa vie » (8/24 soit 32%),
-          « Ça peut rendre stérile » (6/24 soit 24%)
-          « C’est dangereux pour la santé » (4/24 soit 16%)
L’absence d’information au moment de la délivrance de la CU, et notamment sur ses effets secondaires fréquents tels que la perturbation du cycle, le déclenchement de saignements, peut être source d’angoisse : il n’est pas rare que des femmes nous appellent pour exprimer leur inquiétude.
Les messages alarmistes délivrés à tort (parfois en toute bonne foi, parfois pour « dissuader » de recommencer) ont des conséquences importantes : certaines femmes renoncent à une CU de peur de devenir stériles, et viennent nous voir ensuite pour une IVG, d’autres ayant déjà pris plusieurs fois une contraception d’urgence se croient stériles et multiplient les rapports sans protection pour « tester » (plus moins consciemment) leur fertilité…
Alors, rappellons-le : la contraception d'urgence n'est pas dangereuse pour la santé. Elle ne rend pas stérile. Aucune étude n'a jamais fixé un nombre limité de prises.
Ceci dit, elle reste un médicament, avec des effets secondaires (principalement des perturbations du cycle, mais aussi pafois des nausées...) et a été conçue comme une méthode "de rattrapage" après un risque plus que comme une contraception.

3 - Plus de la moitié des pharmacies ne délivrent pas d’information sur la nécessité d’un test de grossesse après une contraception d’urgence (13/24 soit 52 %). Or certaines personnes croient que la prise d’une CU après un risque les protège à 100 %, ou ignorent que la survenue de saignements n’est pas une preuve d’efficacité, ce qui peut conduire à découvrir une grossesse avec retard.

Conclusion :

Concernant la délivrance de la contraception d‘urgence, des pharmacies ne respectent pas ou ne connaissent pas la législation en demandant les papiers d’identité.
Les informations données à la délivrance de la contraception d’urgence concernant ses conséquences et son efficacité laissent penser que les connaissances scientifiques ne sont pas actualisées pour la moitié des pharmacies.
Une étude de plus grande envergure permettrait de préciser cette tendance. L’amélioration du contenu de la formation initiale et l’accès pour les pharmaciens et les préparateurs en pharmacie à une formation continue indépendante sur cette thématique permettrait de répondre aux carences d’information.

Alors que pouvons-nous faire ? Bien sûr, de manière ponctuelle, il nous arrive d’appeler directement les pharmacies mises en cause par des mineures, afin de leur rappeler la loi. Et nous avons souvent alerté les instances concernées sur ce problème. Nous avons fait également par le passé un travail auprès de l’Ordre des pharmaciens pour que, par l’intermédiaire de sa revue, les professionnel-le-s bénéficient d’une meilleure information sur la contraception d’urgence. Pourtant les pratiques des pharmacies n’ont que peu évolué, et on découvre même la propagation rapide de nouveaux « mythes » (l’idée d’une limite de 3 CU au cours de la vie date d’un ou deux ans par exemple). Notre projet cette année, en partenariat avec un syndicat de pharmacien-ne-s, est de proposer de véritables sessions de formation/sensibilisation, qui aborderaient les aspects médicaux et légaux de la question.

Quelques références :
Loi n° 2000-1209 du 13 décembre 2000 relative à la contraception d'urgence. Journal Officiel 2000;14 décembre:19830.
Décret n° 2002-39 du 9 janvier 2002 relatif à l a délivrance aux mineures des médicaments ayant pour but la contraception d'urgence. Journal Officiel 2002;10 janvier:590-1.
Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, Institut national pour l'éducation en santé. Stratégies de choix des méthodes contraceptives chez la femme. Recommandations pour la pratique clinique. Saint-Denis La Plaine: ANAES; 2004. http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/rapport_contraception_vvd-2006_2006_10_27__12_57_59_515.pdf
Références de la revue Prescrire (disponibles à la doc du Planning) :
"Contraception postcoïtale" Idées-Forces Prescrire mises à jour octobre 2011:5 pages.
"Lévonorgestrel-Norlevo°. Pour la contraception d'urgence" Rev prescrire 1999;19(199):643-646.
"Lévonorgestrel 1,5mg : le conseil est important". Rev Prescrire 2007;27(290):904.
"Contraception postcoÏtale sans prescription : pas de dérapage". Rev Prescrire 2006;26(270):208.
"Ulipristal-Ellaone°. Contraception postcoïtale : pas mieux que le Lévonorgestrel" Rev Prescrire 2009;29(314):886-889.


                                        Bureau des Affaires Vaginales et Antoinette FonK

dimanche 25 mars 2012

Féministes en Cirque

Encore une initiative que Super Féministe trouve super cool : 


Parce que l'imaginaire du cirque peut être féministe.
Parce que cette non mixité ça nous fait vibrer.
Parce que l'univers viriliste du cirque ne nous fait pas bander!!

La rencontre « Féministes en Cirque » est de retour !

*Du lundi 4 au dimanche 10 juin 2012*

Une semaine d'échanges, de rencontre,  autour de pratique circassienne (Clowns, jonglage, danse contact, échasses, aérien: trapèze, tissu, hamac, mât chinois...) en mixité choisie, trans*(FtM*, MtF*,  transgender*) gouine*, meuf*.
Pour la deuxième année consécutive, elle se déroulera à la campagne à « La Maldita » à une heure au dessus de Saint Étienne. Aucun pré-requis physique n'est nécessaire. Les ateliers sont proposés par les participantEs. La rencontre est proposée aux adultes et adolescentEs. Toutes les propositions et/ou envies sont les bienvenue. Nous avons envie de prendre le temps de se rencontrer, de développer ensemble un espace de création et de confiance, pour cela, nous privilégierons les gentEs qui peuvent rester sur l'ensemble de la rencontre.
Une participation aux frais est demandé (bouffe, matériels, locaux) environ  45 euros. Si vous désirez venir et que vous avez des soucis financier, contacter nous. La rencontre est ouverte à 25 personnes, il reste 15 places, alors n'hésitez pas à nous contacter rapidement (cf mail en fin de post).




Quel projet  ?

Parce qu'il est primordiale de se créer des espaces où nos identités, trop écrasées dans un monde "normé", puissent être reconnues, revendiquées et aimées!!!
Ce projet nous permet de faire de la politique via la création artistique : nous privilégions les expériences personnelles de chacunE. Nous avons envie de partager nos vécus, visions, constructions, réflexions autour du féminisme, autour de nos/des corps.
Nous avons envie d' aborder la multiplicité des arts du cirque et nous voulons que cet espace soit l'occasion de découvrir, d'approfondir nos pratiques, échanger nos savoir-faire, réfléchir à comment les transmettre,
créer ensemble.
Pour construire un espace d'expérimentation permettant de se questionner sur notre rapport au corps, aux normes, à la sexualité, à la communication, aux pouvoirs, et à toutes formes de dominations, tout ça à
travers nos univers différents.
Parce que l'on veut créer des espaces riches de rencontres, d'échanges, de découvertes où nous articulons nos singularités.

Organisation :
 
  les repas : La maison est végétarienne, les repas seront végan, les courses seront faites en amont, et de la récup sera faite sur place. Deux repas par jours plus un petit déjeuné ( au soleil) seront à préparer collectivement. N'hésitez pas à amener vos petits plaisirs gourmands si besoin.
  les dodos : Des sleeping seront aménagés, un espace camping sera mis en place. Apporte ton sleeping bag. Vous pouvez aussi venir en camion, pour plus de couchage.
  le lieu : Les ateliers se dérouleront dans différents endroits, à la Maldita ( intérieur et extérieur), ainsi que dans une salle louée dans le village ( 13'min 42's à pied ). Il y a 5 chats, 25 humains dans le lieu leur suffit amplement, nos amis les chiens ne seront donc pas les bienvenue.


Pour plus de renseignements : www.fe.c.over-blog.com
Et pour s'inscire (avant le 15 avril) : feministesencirque@riseup.net


Trans* : des personnes qui ne s'identifient pas dans le genre qui leur a été assigné à la naissance.
MtF* : des meufs, des gouines quoi!
FtM* : Féminist touch masculin (à pronnoncer avec un accent anglais)
Transgenre* : feminist perhaps masculin, feminin, other  (à pronnoncer aussi avec un accent anglais)
Gouines* : gouines quoi! "Nous ne sommes pas des meufs" Wonique Mittig
Meufs* : des filles qui destroy le sexisme.

lundi 19 mars 2012

Son en marche

La marche de nuit non mixte, c'était il y a un moment, vous vous souvenez? On l'avait annoncée sur le blog (un de nos tous premiers posts) mais on n'a jamais fait de retour.
Alors on profite de la mise en ligne de ce chouette montage son pour le faire!

http://sonsenluttes.net/spip.php?article415





Et un petit récit/point de vue (qui était aussi dans le dernier D'ébats féministes) :


Le 26 novembre dernier, des meufs, des gouines, des trans, par centaines!

Ahhh... la marche de nuit non-mixte... elle en a fait couler de l'encre... et de la salive!
Sectaire provocante extrémiste sexiste (oui oui sexiste), qu'est-ce qu'elle, qu'est-ce qu'on, s'en est pris dans la gueule! Avant même de faire quoi que ce soit! Il faut croire que les pratiques de non-mixité choisie suscitent toujours autant de crainte et de rejet, qu'elles doivent encore et encore être expliquées, réexpliquées, justifiées, argumentées... dans tous les "milieux".
Oui c'était casse-gueule, oui c'était pas gagné, oui la dernière c'était il y a 10 ans...
Mais nous partîmes, quoi, 10, 20? et nous nous vîmes des centaines cette nuit-là dehors!
Bref, Corneille mis à part, nous étions vraiment nombreuses, même que personnellement je n'avais jamais vu une marche de nuit non-mixte aussi importante et dynamique! Parce que si nous avons mis un petit temps à nous mettre en route, une fois que c'était parti, on ne s'est plus arrêtées : slogans, chansons, cris... en mode joyeux, colère ou ironique, et même tout ça à la fois. « Les nuits, les rues sont à nous! » « Gerbe ton machisme » « Ni invisible ni disponible »...Nous n'avons certainement pas été invisibles dans les rues de Lyon ce samedi soir... ni silencieuses!
Le passage à Saint-Jean a été un peu tendu par la présence des fachos qui voulaient manifestement nous faire une démonstration poings à l'appui de leurs capacités -pourtant incontestées- à exercer des violences sexistes. La manif a été, légitimement? Honteusement? (selon les points de vue), protégée par les flics. Et c'est encore à plusieurs centaines que nous avons fini notre randonnée de plus de 2h en haut des pentes, toujours en slogans.
Alors oui peut-être notre organisation face aux fachos et par rapport aux flics mérite d'être repensée. Ainsi que notre communication par rapport aux personnes extérieures, pas toujours très à même de faire comprendre de quoi il retournait précisément.
Et oui aussi, les slogans étaient très divers et hétéroclites, mais bon quand est-ce qu'on est en parfait accord avec tous les slogans d'une manif? Est-ce même vraiment souhaitable? Et puis ils étaient aussi, ces slogans, à l'image de cette manif, faite par et pour des meufs, gouines, trans, des individues, collectifs, organisations, dans l'idée d'arriver à se réunir dans la diversité de nos féminismes.
Ce qui est ressorti de cette marche, pour moi, pour d'autres avec qui j'en ai parlé ensuite, c'est surtout, c'est avant tout, un sentiment de force collective et d'une véritable dynamique féministe, dans la multiplicité de nos féminismes, de nos vies, de nos combats. Avec l'envie de prolonger cet élan, de recommencer, comme ça, autrement, afin de puiser de l'énergie ensemble pour nos combats féministes, collectifs et individuels. C'est ça l'empowerment, non? En tout cas quelque chose qui rend effectivement plus fortes, plus fières, plus solidaires...
Alors, quand est-ce qu'on remet ça?


The BFF (Big Friendly Feminist)

vendredi 16 mars 2012

"Pour elle, aspirer la poussière est devenu un jeu"


La revue Médiacritique(s) publie un dossier fort intéressant sur le sexisme dans les médias.

On y trouve :

- une interview de Christine Delphy, sociologue et militante féministe, qui parle du traitement médiatique des violences de genre, du rôle de la presse "féminine" dans le maintien du statu-quo sexiste...

- une analyse ironique et bien argumentée de "Psychologies Magazine" : sous des airs moins "girly" et moins superficiels que la presse "féminine", les "experts" du magazine livrent une vision bien normative des rôles de sexe. Au-delà du discours "les temps ont changé, aujourd'hui, il n'y a plus de normes stéréotypées, on se construit sa propre vie....." surgissent de véritables rappels à l'ordre sexué : il faut reconnaître "les vraies différences hommes-femmes " et "se méfier de la confusion des genres".

- un article consternant sur les propos d'un animateur d'une émission sur le sport à la radio (RMC) : discours hyper virilistes, allusions grivoises autour d'une affaire de harcèlement sexuel dans le milieu du sport, banalisation des violences sexuelles voire appel à la violences contre les femmes !

- un "courrier des lecteurs" dans la presse régionale qui vaut son pesant de cacahuètes en clichés sexistes : des petits "trucs pour se féminiser" adressés à une fille de 12 ans.

- un florilège des brillantes analyses d'Ivan Levaï au secours de DSK.

- et enfin un article sur la revue ELLE : le titre de ce post est une citation extraite d'un dossier tout-à-fait capital intitulé "toutes accros à l'éléctro-ménager".

C'est le numéro 2 de cette toute récente revue publiée par l'association Acrimed, qui depuis 1996 développe une réflexion  critique sur les médias : www.acrimed.org/

Médiacritique(s) n°2, janvier 2012, 4 €.
Disponible au centre de documentation du Planning 69.

Antoinette FonK

jeudi 8 mars 2012

Soutenez la suprématie masculine !



Hé ! Hé ! Y aurait-il un groupe de La Barbe en pleine action à Lyon ? En tout cas je suis tombée sur ces affiches collées dans le quartier de la Croix-Rousse le week-end dernier.





Je vous laisse voir leur site, où on peut découvrir une campagne de souscription pour dénoncer le sexisme des partis politiques. Elles ont inventé une nouvelle monnaie pour l’occasion : l’érectile. Par exemple, pour 100 erecs, vous pouvez « aider un gros parti à viriliser la représentation de le France ».

Le site permet aussi de découvrir plein d’actions filmées…

                                                                                                             Val Vandale

lundi 5 mars 2012

Du rififi sur le droit à l’IVG



Sortez vos stylos virtuels : plusieurs pétitions circulent en ce moment contre les remises en cause politiques, législatives ou économiques de l’avortement un peu partout en Europe.



• Commençons par l’Espagne : la toute nouvelle loi sur l’avortement fait l’objet actuellement d’un âpre débat politique. La droite conservatrice menace non seulement de durcir les conditions d’accès à l’IVG, mais également de remettre en cause l’accès à la contraception d’urgence ainsi que l’éducation à la sexualité à l’école (selon le principe réac’ largement répandu que l’information incite à la sexualité).

La Fédération espagnole de planification familiale se mobilise contre ces modifications de la loi et vient donc de lancer une pétition internationale qui dénonce ce projet et demande le respect de l’autonomie des femmes.

Une version traduite de cette pétition peut être lue sur le site du Planning :


Et pour signer en ligne :





• Autre mobilisation en cours : en Belgique où se multiplient les intimidations à l'égard des femmes ou envers des professionnels de la santé pratiquant des avortements. Les anti-IVG de mobilisent aussi sur le terrain de la loi. C’est pourquoi de nombreuses associations ont créé une plateforme « pour la défense du droit à l'avortement pour toutes les femmes du monde ».
Elles organisent un grand débat  le 28 février et surtout un rassemblement le 24 mars à Bruxelles. Au-delà de la situation belge, la plateforme a lancé un manifeste pour la défense de l’avortement en Europe.
        Pour signer le manifeste :




• Enfin en France, les graves remises en cause de l’IVG que l’on connaît actuellement sont directement liées aux conséquences des politiques de santé menées ces temps-ci : restructurations hospitalières, regroupements et fermetures d’unités de soins… L’accès à l’IVG devient de plus en plus difficile et inégalitaire selon les territoires. On a ainsi constaté sur la région parisienne une remontée inquiétante des demandes d’orientation à l’étranger suite à l’impossibilité de trouver une place à temps dans le système français.

Autre exemple : un changement dans la tarification de la vacation des médecins pratiquant l’IVG. A 50 € pour 4 heures à l’hôpital, il va être de plus en plus difficile de trouver des médecins volontaires pour faire des IVG : dans un contexte où la démographie médicale voit les médecins qui se sont engagé-e-s dans cette pratique lors de la légalisation de l’avortement en France prendre peu à peu leur retraite, où les études de médecine laissent très peu de place à cette question, où l’IVG reste perçue comme un acte dévalorisé… on a de quoi être inquiet-e-s.
C’est la Plateforme IVG, collectif Isérois pour la défense de l'avortement, des contraceptions et des sexualités, qui nous a alerté-e-s sur cette question en lançant une pétition, une initiative locale mais qui concerne bien sûr tout le territoire français.

Pour lire et signer cette pétition :




N’hésitez pas à signer et à faire circuler dans vos réseaux. 

                                                                                                        Antoinette FonK


samedi 3 mars 2012

Faites-vous plaisir !

Il y a un peu plus d'un mois Super Féministe aidait les militants du planning69 à organiser un bar féministe à l'Autre Coté du Pont. A cette occasion on avait mis en place une expo interactive "Faites-nous plaisir, faites-vous plaisir !" 
En sont ressorties des déclarations touchantes, globalement heureuses, parfois plus tristes, toujours sincères, c'était au final un vrai plaisir de décortiquer cette expo ! Voici un petit aperçu :

Si mon clitoris pouvait parler, il dirait … « je suis là !! »

La masturbation … c’est bien ce qu’on fait toutes, non ?

J’ose pas… -encore être en jupe en assumant les poils noirs
 -assez dire non
       -assez dire ce que j’aime/ j’aime pas

 J’aime … PJ Harvey, le beurre salé, mon clitoris

Après l’amour …  14h01 verre d’eau
           14h03 verre de jus d’orange 
 14h05 CLOPE       
14h10 CLOPE
      14h15 verre d’eau
14h17 CAFE 
                     14h20 un dernier coup rapide !!!

J’aime … qu’on me susurre des choses à l’oreille…






















La sexualité c’est … tout oublier, ne rien contrôler, JOUIR !!


Après l’amour … les plans culs !!
 
L’anal, c’est pas que pour les pédales

J’aime pas … avoir l’impression que l’autre ne partage pas.
 
Si mon clitoris pouvait parler, il dirait … « pense pas, profite. »

J’ose pas … parler aux personnes qui me plaisent

Après l’amour … une belle sensation de sérénité
 
J’aime quand mon clito bande. Il est beau et il sent bon. Et c’est connement bon…

La sexualité c’est … aujourd’hui :
-des organes              
-des zones                 
-des objets (toys, etc)
-des pratiques            
-des techniques          
Et à cela je préfèrerais l’échange physique entre des personnes

Si ma prostate pouvait parler, elle dirait... « occupe-toi de moi », dédié à tous les gens qui ont peur de leur cul

J’aime pas … qu’on me force à faire des choses que j’aime pas, surtout au LIT. Laissez-moi JOUIR !

La sexualité … commence à une des extrémités de l’appareil digestif et se termine à l’autre
 
J’ai les tétons poilus et je t’emmerde !
 
J’aime … me faire mordre, lécher des langues, les mots doux, les mots durs aussi, etc…

 
Je suis toute toute toute mouillée.