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Retour sur l’action au Transbo



Nous étions une petite trentaine mercredi soir devant le Transbordeur pour protester contre la venue de Bertrand Cantat. Quelques bombages et affiches avaient fleuri la veille au soir. Une banderole "Cantat assassin, Transbo complice"  avait été déployée sur le parapet de la voie routière qui passe au-dessus de l’entrée. Derrière une banderole « Marie Kristina On pardonne pas », notre groupe a fait face dans le calme à la file de spectateurs/ trices qui rentraient dans la salle. Nos slogans :
Cantat t’es obscène, dégage de la scène ! 
Applaudir c’est cautionner, vous allez voir un meurtrier ! 
Ou encore, adressé aux vigiles : Les fouillez pas, c’est Cantat qui est dangereux ! 






Le communiqué du Planning Familial 69 et un texte sur les violences conjugales ont été lus au mégaphone. Avant de partir, un colorant rouge a été lancé sur le sol devant la salle.
Plusieurs médias, attirés par la polémique, avaient fait le déplacement. La médaille du traitement équilibré de l’info revient sans conteste au JT de France 3, qui dans son commentaire évoque « les 1700 fans montrés du doigt par une poignée d’opposants très remontés […] Leurs slogans électrisent l’ambiance mais personne dans le public ne répond à cette violence verbale»… Oui oui quelle ironie n’est-ce pas ? La violence serait de notre côté ? Bouh les méchantes militantes et les gentils spectateurs victimes de notre furie... Pourtant nous n'avons agressé ni spectateur.rice ni vigile, alors que par contre plusieurs personnes sont venues nous invectiver sans beaucoup de retenue (avec des arguments aussi convaincants que "vous n'avez jamais fait d'erreur vous dans votre vie ?" -  une erreur à 23 coups contre le radiateur, plus non assistance à personne en danger de mort, non, jamais..), nous avons reçu nombre de doigts majeurs tendus vers nous. Un homme en particulier est venu à plusieurs reprises tendre haineusement ce doigt là dans notre direction tout en faisant passer son bassin d'avant en arrière et d'arrière en avant (ce qui s'appelle une menace de viol non ?). Autant de gestes qui participent d'une culture de la violence verbale autant que physique dirigée contre les femmes, une violence qui est encore trop largement acceptée ou silenciée et que nous étions justement venues dénoncer, dénonciation et colère qui ne sont pas comprises, encore une fois, autrement que comme une agressivité illégitime ou une hystérie historique à notre sexe.