samedi 5 mars 2016

Autour du 8 mars, le best of


Comme chaque année, la journée internationale de lutte pour les droits des femmes est l'occasion pour les femmes de revendiquer des droits toujours plus importants (accès à la santé, à l'éducation, à l'égalité salariale et professionnelle, ...), qu'ils s'agissent "d'acquis" menacés par les coupes budgétaires (hé oui!) ou les discours misogynes (coucou!). Il s'agit aussi pour les groupes féministes d'échanger et de rencontrer un public plus large, et puis aussi de souligner les belles (ou moins belles, d'ailleurs) réussites des initiatives des unes et des autres.

Alors SuperFéministe vous propose une petite sélection de plusieurs évènements dont nous avons eu vent (ça ne veut pas dire qu'il n'y a rien d'autre, hein...).

AU TOP (par ordre chronologique)
Afficher l'image d'origine- Catégorie "movie night" : Vendredi 4 mars à 20h, projection de We Want Sex Equality (2011), à la MJC de Saint Rambert Ile Barbe (9e), suivi d'un débat avec Femmes Solidaires Rhône. Et dans la catégorie "movie nights", n'oubliez le festival Ecrans Mixtes, actuellement dans vos salles obscures!!


- Catégorie "meilleur.e.s espoirs pour la jeunesse" : Samedi 5 mars, deux évènements autour des d'jeunes pour dé-genrer/lutter contre les stéréotypes! De 14h à 17h, un après-midi jeu proposé par "Atypik jeux" dès 3 ans sur le thème "jeu et genre : quelles postures éducatives?". On ne connaît pas "Atypik", mais ça a l'air prometteur. Médiathèque de Vaise, place Valmy.
A partir de 15h, même lieu même endroit, les bibliothécaires proposent des lectures aux enfants (dès 5 ans) sur le thème des rôles de genre "au delà" des clichés. L'occasion de rappeler notre petite sélection sur le même thème !

- Catégorie "Sex and the City": Lundi 7 mars, ouvert au public (sur inscription), à la mairie du 1er, l'association FRISSE organise une journée sur la santé sexuelle et les femmes pratiquant le sexe avec les femmes. Un public trop souvent négligé!!

- Catégorie "Le droit ça rigole pas": mardi 8 mars à 14h, une conférence "Les violences faites aux femmes françaises et étrangères : approches croisées de droit pénal et de droit international privé", avec FIJI-RA et Le Mas. C'est à la Mairie du 7e arrondissement, place Jean Macé.


Bien sûr, comme à chaque sélection, il y a des oublis et des négligées. Ne nous en voulez pas!
Et puis il y a aussi les FLOPs du 8 mars, aussi incontournables que ceux qui pensent que "l'égalité est déjà là" ou même que "allez chérie je t'offre un resto, ça va te calmer". On retiendra dans la catégorie "Je mange du yaourt, et ça me va bien", la communication de la ville de Lyon au sujet du 8 mars.

8 mars 2016 à Lyon


Ben oui, quoi les droits des femmes, ça valait bien une meuf jolie suivant les critères actuels, lisse, un peu brune mais pas trop, mince, et souriante -mais pas trop... Et puis toute seule, aussi alors que les droits des femmes c'est collectif!

Bref, comme une femme qui pose dans une publicité pour yaourt. Le parallèle est frappant nan??

Et en page intérieure...

Mais surtout, la ville de Lyon a pensé à tout, puisqu'on peut se battre pour ses droits en souriant, surtout. Et puis quelle est la signification du symbole en bas à gauche ? Est-ce une promotion de l'hétérosexualité (phénomène tout à fait marginal à l'heure actuelle dans la ville de Lyon...)? Est-il là pour rassurer nos z'amis les hommes qu'on peut se battre pour les droits des femmes tout en étant gentille, lisse et souriante et avec eux? La dernière page du programme nous conforte d'ailleurs dans cette idée : Thérèse Rabatel, qui est responsable de cette thématique à la ville, est en retrait sur la photo de conclusion, derrière Gérard Collomb qui tient le stylo et qui signe les documents officiels.

En attendant, et pour patienter, ce même programme officiel nous propose des évènements aussi essentiels pour le droit des femmes qu'un cours de Zumba (pourquoi pas certes... mais aussi... pourquoi ce jour-là?), des rencontres avec des cheffes d'entreprises femmes ("des femmes exemplaires", nous dit-on dans la communication de la ville de Lyon, sans interroger si vraiment toutes les entrepreneures n'ont pas une responsabilité dans la précarisation d'autres femmes...). Rappelons que ce sont les femmes qui sont les premières victimes de la précarité en Europe occidentale (coucou la loi sur le travail). Et puis le clou, la crème de la crème, un dîner-débat (à 20 euros s'il vous plaît) avec l'association de Michèle Vianès, dont les saillies islamophobes sont trop honteuses pour être reproduites ici. Ceci dit, un aperçu est facilement disponible sur votre moteur de recherche préféré, ou même ici pour le top des meilleures citations de l'un de ses opus.