mercredi 14 octobre 2015

Manif à Lyon en soutien aux migrant-e-s



Manifestation unitaire le 15 octobre à Lyon.
Voici le tract d’appel du Planning Familial du Rhône.

Liberté de circulation !
Réfugié-es, exilé-es, migrant-es
vous êtes les bienvenu-es !

Nous, femmes et féministes exprimons avec force notre indignation devant la faiblesse des réponses des pouvoirs publics face à la nécessité d’accueil de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants fuyant les guerres, les persécutions et l’extrême misère qui en résulte toujours.
Assez de ces mort-es en mer ou dans le désert, de cette errance entre les frontières européennes, de ces expulsions violentes d’un endroit à un autre, de ces campements de fortune, de la réponse policière aux demandes d’humanité !
Notre pays ne peut se contenter du chiffre dérisoire de 24 000 réfugiés-es en 2 ans alors que la situation actuelle de crise en exige bien davantage. La 6ème puissance mondiale qu’est la France en a les moyens ! Les pouvoirs publics doivent se mobiliser, mettre en place des services d’accueil, soutenir toutes les initiatives solidaires et se montrer à la hauteur des valeurs qui fondent notre état de droit : 

L’ASILE EST UN DROIT ! NOUS DEVONS LES ACCUEILLIR DIGNEMENT !

La demande d’asile est toujours à la fois politique et économique ! Pas de distinction entre les exilés-es !
Femmes et féministes, nous appelons à la défense des droits et de la vie des femmes migrantes et exilées.
·           le droit d’asile : des femmes sont persécutées ou menacées parce que ce sont des femmes et/ou en raison de leur orientation sexuelle. Elles sont les cibles de violences sexuelles, de viols de guerre, de menaces de mort, de réduction en esclavage, parce que ce sont des femmes. L’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugié-es et Apatrides) est censé prendre en compte ces persécutions liées au genre, mais cela doit se traduire dans les actes !
    L’hébergement : d’abord et dans l’urgence, un hébergement qui permette aux femmes d’être autonomes sans être isolées et privées de contact avec les associations et mouvements de solidarité. Ne laissons pas les hébergements provisoires et inhumains s’installer, organisons des accueils dans des vrais logements pérennes.
    La sécurité doit être assurée face aux violences et intimidations : certaines femmes sont sous la menace de passeurs qui peuvent être dans certains cas aussi des proxénètes qui se font payer à l’arrivée les frais du voyage.
    Le travail : le délai légal d’attente de 9 mois pour les réfugié-es doit être supprimé ! 
    L’accès aux droits à la santé et aux soins : actuellement, dans les centres d’hébergement et encore moins dans les squats, l’accès aux soins et aux droits n'est pas assuré ou fortement limité du fait des faibles moyens des structures associatives.

  • Les modalités de l’obtention de l’Aide Médicale d’Etat doivent être revues d’urgence. ABROGATION DES 3 MOIS D’ATTENTE pour obtenir l’AME !

  • L’installation de permanences sanitaires dans tous les centres d’hébergement : les femmes enceintes doivent pouvoir être suivies normalement, l’information sur la contraception et l’IVG, la prévention médicale doivent être assurées.

  • Nombre de femmes ont subi durant leur migration, des violences et des traumatismes de toute nature. Ces femmes doivent être écoutées et soignées par des professionnel-les.

  • L’accès à la langue : il faut augmenter les crédits en formation linguistique pour les exilé-es et faire des partenariats avec les étudiant-es volontaires pour avoir plus d’interprètes.

·         Les femmes étrangères doivent pouvoir prendre elles-mêmes la parole, raconter leurs parcours, exprimer directement leurs revendications ! Donnons-leur cette possibilité !

·         Développons les lieux d’écoute avec des professionnel-les et des militant-es formé-es. 

·         La question des femmes étrangères doit s’inscrire dans la lutte pour les droits des femmes qui doit croiser les luttes pour les droits des étrangères et des étrangers

·         Il faut abroger les accords de Dublin qui obligent les migrant-es à faire leur demande d’asile dans le pays de leur premier enregistrement.

·         Il faut également des papiers pour tous les réfugié-es, pour tou-tes les sans papiers et leur donner les moyens de s’installer et de travailler en Europe s’ils-elles le souhaitent.

·         Il faut mettre fin à Frontex, abroger les lois qui entravent la liberté de circulation et permettent de multiplier les expulsions, fermer les centres de rétention administrative. Les budgets consacrés à la chasse aux migrant-es doivent être consacrés à les accueillir.

La migration est d’abord une révolte et donc d’abord un acte de vie !
C’est pour cela que le Planning Familial 69 appelle à la :

Manifestation jeudi 15 octobre
à 18h30, place des Terreaux - Lyon 1er