mercredi 26 février 2014

Super réunion !



Prochaine réunion de Super Féministe

jeudi 27 février- 19H
Au Planning Familial

Planning Familial                                       2 rue Lakanal 69100 Villeurbanne
Tel : 04.78.89.50.61
     
    
 Accès tram T1 ou T4 arrêt Tonkin
Le soir, le centre est fermé : passer par l’entrée de l’immeuble (interphone « Planning Familial » n°13)

En illustration : notre fameuse cape géante accrochée au mur du Lavoir lors de la Boom Super Féministe !


mardi 25 février 2014

Le guide d'information sur le harcèlement sexuel dans l'enseignement supérieur et la recherche est accessible!



Qui a dit que le harcèlement sexuel ne concernait pas l'enseignement supérieur et la recherche (ESR) et que le sexisme n'avait pas lieu chez les bac+++ et les têtes chercheuses ?

Pas nous! Les violences sexistes ne connaissent pas de frontière même si on voudrait souvent nous le faire croire profitant ainsi aux positionnements politiques les plus abjects... jusqu'ici rien de neuf... sauf que bien heureusement le collectif de lutte contre le harcèlement sexuel dans l'enseignement supérieur (CLASCHES) dément et contre-attaque. Il lance sa première édition de « Le harcèlement sexuel dans l'enseignement supérieur et la recherche. Guide pratique pour s'informer et se défendre. » L'initiative est soutenue par la Mipadi (Mission parité et lutte contre les discriminations) du ministère de l'Enseignement supérieur et l’ANEF (Association nationale des études féministes).

Ce guide est destiné aux victimes, aux témoins de situations de harcèlement sexuel, à tou·te·s les actrices et acteurs de l'ESR et a pour but de sensibiliser à la question du harcèlement sexuel et des violences sexistes et sexuelles dans l'ESR. On y trouve des réponses à ce qu'est le harcèlement sexuel et en particulier dans l'ESR, des outils pour faire face, des infos pour savoir vers qui se tourner. On y trouve aussi les procédures pénales, judiciaires et de médiation et enfin des pistes sur comment se mobiliser.

En bref un guide pour lever le silence sur le harcèlement sexuel dans l'ESR, silence qui maintient les auteurs de ces violences dans une totale impunité. Pour autant, pour le collectif CLASCHES, la lutte ne doit pas s'arrêter là et doit faire l'objet d'une véritable politique de la part des pouvoirs publics en matière de prévention, d'information, de recensement statistique de l'ampleur des violences faites aux femmes dans l'ESR, de formation et de réglementation.



Vous trouverez le guide via ce lien, n'hésitez pas à le diffuser largement :
 
Contact du collectif et infos :
www.clasches.fr

jeudi 13 février 2014

Antisexisme à l’école…




En plein  fantasme (et bonne manip' politique) sur « l’Ecole qui va apprendre la masturbation à nos enfants de 3 ans» ou autre « Ils veulent transformer nos garçons en filles et vice-versa », revenons sur le terrain des pratiques éducatives, avec une

 
Soirée débat sur les pédagogies antisexistes
Proposée par la CNT Education

Jeudi 13 février, à 19H30
Au local de la CNT, 44 rue Burdeau, Lyon 1er

Non l’Ecole républicaine n’est pas neutre, elle contribue à la reproduction des rapports de genre… mais il y a aussi des enseignant-e-s qui utilisent des outils, des méthodes, des approches féministes et anti-sexistes.

Le revue N’autre école consacre son dernier numéro à ces pédagogies.
« Impulsé par le tra­vail de mili­tan­tes fémi­nis­tes (notam­ment lors de week-end, orga­ni­sés en non-mixité), sur les pra­ti­ques péda­go­gi­ques fémi­nis­tes et anti-sexis­tes, nous avons voulu faire de ce numéro une boîte à outils, à idées, un sup­port de pra­ti­ques et de réflexions où chaque tra­vailleur/euse de l’éducation pour­rait venir puiser. »

Venez en discuter lors de cette soirée apéro-débat.



jeudi 6 février 2014

Le retour du retrait !!... et autres articles passionnants…




… dans le dernier D’Ebats Féministes qui vient de sortir.

Au sommaire de ce n°45 :

Outre cet article sur le retrait… de l’Ecole qui subvertit nos enfants (on vous laisse lire la suite)

On y trouve plusieurs « mini-dossiers » :
-       sur l’IVG avec le point sur les mobilisations contre la suppression du droit à l’IVG en Espagne, un article sur la situation aux Etats-Unis, et une info sur le rapport Estrela enterré par le Parlement européen.



-     autour du masculinisme, avec notamment la présentation d’un groupe de travail autour de cette question au Planning 69, et l’annonce de la sortie du livre « Contre le masculinisme, guide d’autodéfense intellectuelle », dont on a déjà parlé dans le blog.
-       sur la thématique « Sexualité et handicap » : un retour sur la projection-débat organisée par le Planning Familial autour du film The sessions, et une présentation du CeRHeS.

Et encore plein d’infos, et pour finir une présentation des actions menées par Super Féministe en 2013.

D’Ebats Féministes est téléchargeable sur le site régional du Planning : http://www.leplanning-rhonealpes.org/wp-content/uploads/2014/01/bulletin45-f%C3%A9vrier-2014vf.pdf

Et comme l’édito de ce numéro résume bien les attaques actuelles contre l’IVG, on vous le propose là tout de suite :







IVG menacé, féministes mobilisées !!

Dans plusieurs pays d’Europe, et plus largement dans le Monde, les droits des femmes que l’on croyait définitivement acquis reculent dangereusement, conduisant à des situations intolérables d’oppression.
Autour de ce contrôle global et permanent du corps des femmes se dessinent les contours d’un paysage extrêmement inquiétant pour aujourd’hui comme pour demain. Les discours de haine de l’autre, xénophobes et racistes semblent s’installer dans nos sociétés et font présager des lendemains compliqués.

Remise en question du droit à l’avortement et remobilisation des anti-choix
Ces deux dernières années en France et en Europe, se sont multipliées les attaques contre les droits des femmes, notamment le droit à disposer de leur corps : 

-      En France, les restructurations et les fermetures des Centres d’Interruption Volontaire de Grossesse (CIVG) continuent et détériorent l’accompagnement de qualité des femmes et les conditions d’accès à l’avortement ;

-      Les discussions parlementaires autour de la suppression de la notion « de détresse » présente dans la loi de 1975, ont entrainé des propos inadmissibles. Un groupe de députés UMP proposant même le déremboursement de l’IVG. L’argument étant que si l’IVG n’a pas lieu dans un contexte de détresse ou n’est pas vécu comme tel par les femmes, le service public n’a pas à le prendre en charge ! C’est oublier que les termes de la loi de 1975 répondaient à un contexte particulier. Le terme de « détresse » était justifié alors pour obtenir le consensus parlementaire qui permettrait que l'avortement soit toléré en France afin de mettre fin à une situation où la loi répressive était ouvertement bafouée par des militantEs qui avaient pris le risque de pratiquer illégalement des avortements.

-      Les manifestations instaurant un climat haineux se multiplient : le retour des marches contre l’avortement (notamment le 19 janvier 2014 à Paris) mais aussi des manifestations très violentes contre l’égalité des droits entre les sexualités et contre les analyses basées sur la notion de genre (rassemblements du 2 février à  Paris et Lyon à l’initiative de la Manif pour tous)

-      Le rejet du Rapport Estrela par le parlement européen en décembre : rapport qui proposait, sans contraindre les états européens, des mesures pour un accès sûr et légal à l’avortement ainsi qu’à la contraception et pour le développement de l’éducation à la sexualité ;

-      Des initiatives de remise en cause du droit à l’avortement en Suisse (où un référendum est en cours pour maintenir ou non le remboursement de l’avortement), en Lituanie  et bien sûr en Espagne (Le gouvernement Rajoy a annulé le vendredi 20 décembre la loi autorisant l’avortement, sous couvert d’une loi organique de « protection de la vie et des droits de la femme enceinte », proposition d’une nouvelle loi qui subordonne le choix des femmes au contrôle médical et social, limitant l’autorisation d’avorter à trois cas précisément encadrés : grave danger encouru par la femme, viol et malformation fœtale)

-      Et toujours des dispositions légales extrêmement restrictives et/ou des pratiques limitant de fait l’accès  à l’avortement en Pologne, à Malte, en Irlande et en Italie.

Nous avons avorté, nous avortons et nous avorterons
-      Nous sommes autonomes, nous pensons et agissons pour nous même en décidant et en faisant nos propres choix malgré notre place de dominées dans cette société. 

-      Nous avons le droit de choisir si nous souhaitons êtres mères ou pas. Notre autonomie nous permet de refuser l’injonction sociale à la maternité en pouvant avoir recours à l’avortement. Ce droit nous permet de transgresser et de sortir du rôle qui nous est assignées.

-      Nous affirmons que l’avortement peut ne pas être un traumatisme, qu’il fait partie de notre vie. Ce qui influence le vécu des femmes, c'est la bienveillance ou pas de l'accueil, la non culpabilisation, l'accompagnement de leur choix, dans les structures, par des professionnel-le-s volontaires et formé-e-s.
Ce qui fait le traumatisme, c’est le regard réprobateur porté encore aujourd’hui par la société.

Nous le disons haut et fort l’avortement n’est pas un problème mais une solution à un problème.
Nous vous invitons à lire ou relire les témoignages de femmes sur le blog « J’ai avorté, je vais bien merci » pour rappeler que l’avortement est une liberté et un droit d’avoir le choix sans se sentir coupable.