mercredi 14 mai 2014

Un samedi « Postiches et mascarade »



Les postiches, c’est pour les fausses barbes qu’arborent les féministes du groupe La Barbe lors de leurs actions. Elles sortent un bouquin qu’elles présentent à Lyon ce samedi 17 mai.

La mascarade, c’est une sombre (mais vraie) histoire de criminalisation et de stigmatisation de femmes séropositives en Grèce. Un documentaire a été réalisé sur cette affaire : il est projeté à Lyon ce samedi également, et des militant-e-s seront là pour le présenter, avec la réalisatrice en téléconférence. Le débat sera suivi d’un repas de soutien.

Voici la présentation de ces deux événements :


Rencontre avec le collectif La Barbe!

A l’occasion de la parution de : La Barbe! Cinq ans d’activisme féministe
Préface de Christine Delphy. Ixe éditions.

Samedi 17 mai, 15 h
A la librairie Terre des Livres
86, rue de Marseille, Lyon 7ème

« AU PATRIARCAT, LES GRANDS HOMMES RECONNAISSANTS! » — « BRAVO MESSIEURS! » — « FEMMES SAVANTES, FEMMES BARBANTES »
« Sous cette forme d’interpellation ironique et décalée, des militantes d’un autre genre, chœur de citoyennes affublées de barbes postiches, investissent depuis 2008 les lieux de pouvoir. Le but est clair : ridiculiser, en le rendant visible, l’entre-soi masculin qui s’y perpétue. Car derrière l’impertinence et la légèreté du ton, il y a colère, il y a révolte, face au scandale de la domination masculine dans les arts et la culture, l’économie, l’enseignement, la justice, les médias, l’humanitaire, la politique, les sciences, le sport… »




Projection du documentaire ‘Ruins’ 



Samedi 17 mai 2014, 19h
au local de la CNT
44 rue Burdeau, Lyon 1er
 
Projection du docu­men­taire RUINS (vostfr, 53 min), réa­lisé par Zoé Mavroudi sur la cri­mi­na­li­sa­tion du VIH en Grèce, dans le cadre d’une cam­pa­gne de dés­in­for­ma­tion, orches­trée poli­ti­que­ment juste avant les élections natio­na­les de mai 2012. L’his­toire d’un groupe de femmes séro­po­si­ti­ves pla­cées en déten­tion par la police grec­que, tes­tées de force, accu­sées de crimes, empri­son­nées et publi­que­ment expo­sées à la vin­dicte popu­laire lors­que leurs don­nées per­son­nel­les et leurs cli­chés anthro­po­mé­tri­ques furent publiés dans les médias.
Les jeunes femmes sont pré­sen­tées comme des pros­ti­tuées étrangères véhi­cu­lant le virus HIV et une véri­ta­ble chasse aux sor­ciè­res est lancée par le gou­ver­ne­ment, les médias et la police. Il s’avère que ces femmes, sou­vent en situa­tion de détresse, ne sont ni pros­ti­tuées, ni étrangères.
Le docu­men­taire de Zoé Mavroudi pré­sente des entre­vues avec deux des femmes séro­po­si­ti­ves et leurs mères, ainsi qu’avec des méde­cins, des avo­cats, des jour­na­lis­tes, des uni­ver­si­tai­res et des mili­tants qui ont fait cam­pa­gne pour leur libé­ra­tion. Le film revient aussi sur cette loi inhu­maine et raciste mise en place par Andreas Loverdos (PASOK – PS grec), reti­rée en mars 2013 et réins­tau­rée par le minis­tre de la santé actuel Adonis Georgiadis.

Un débat sera pro­posé à la fin de la pro­jec­tion avec la réa­li­sa­trice (par télé­confé­rence), ainsi qu’un repas à prix libre afin d’aider le combat juri­di­que des accu­sées.

Soirée orga­ni­sée par l’Initiative des EtudiantEs et tra­vailleurs/Es grecs/Es de Lyon https://nou­vel­le­shors­les­murs.word­press.com/