jeudi 26 septembre 2013


Les keupines de l'association lyonnaise d'autodéfense féministe Autodéfense et Autonomie font leur pot de rentrée, alors comme Superféministe elle est trop sympa, elle partage le carton d'invitation qu'elle a reçu :

"Bonjour!

nous sommes heureuxses de vous inviter au Pot de rentrée de l'association Autodéfense et Autonomie. L'été vous a paru si long, et enfin nous revoilà !...
Nous vous invitons donc le mardi 1er octobre à 19h au Lokal féministe, 8 rue de la Victoire (Lyon 3ème, Métro Guillotière).
Ça sera l'occasion de se tenir au courant des dernières nouvelles de l'asso et des projets à venir, mais aussi de se rencontrer autour d'un verre et de quelques choses à grignoter. N'hésitez pas à ramener ce que vous aimez, à boire ou à manger.
Vous nous connaissez ?
Vous nous connaissez pas ?
Vous êtes bienvenu.e dans tous les cas !

L'équipe d'autodéfense et autonomie
www.autodefenselyon.lautre.net
Facebook : Autodefensia Autonomie

Autodéfense & Autonomie est une association féministe, qui promeut la prévention des violences sexistes et homophobes et propose des outils d'autonomisation aux femmes et personnes LGBTTQI."
 
 Au plaisir de vous y voir!


dimanche 22 septembre 2013

Bien fait !





Il est pas trognon, ce petit vieux avec ses chaussons pour bébé tricotés main ?

Et bien imaginez que vous êtes une femme.

Imaginez que vous venez dans un hôpital ou un centre de planification pour interrompre une grossesse non désirée.

Imaginez qu’à votre arrivée, une bande d’illuminé-e-s à chapelets se mette en travers de votre chemin pour vous dissuader d’avorter, qu’ils/elles cherchent à vous culpabiliser, vous tendent les petits chaussons précités ainsi qu’une médaille de la Vierge, et débitent des prières pour les âmes des fœtus assassinés…

… Et tout de suite il paraît moins sympathique, le bonhomme.

D’ailleurs, il vient de se prendre une amende de10 000 € (d’où le titre de l’article) pour entrave à l’IVG. Ancien médecin, militant catholique et d’extrême-droite, Xavier Dor n’en est pas à sa 1ère condamnation. Ceux et celles qui ont connu, au début des années 90, la période des « commandos anti-IVG » connaissent déjà le personnage. (Les plus jeunes, si vous êtes sages, vous aurez peut-être droit un jour à un article de la fameuse rubrique Féministosaure pour vous remettre dans l’ambiance de l’époque…). La plupart de ces groupes qui s’enchaînaient aux tables d’opération, dé-stérilisaient le matériel ou empêchaient le fonctionnement des services en s’agenouillant pour prier se sont calmés après qu’ait été voté en 1993 le « délit d’entrave à l’IVG » (loi Neiertz). Mais même s’ils ne peuvent plus pénétrer dans les hôpitaux, certains groupes ont continué à manifester devant les établissements. 

Surtout, les opposants au droit à l’IVG ont développé d’autres stratégies, notamment en investissant Internet : sites faussement neutres qui visent à dissuader d’avorter, achat de liens pour que leurs références apparaissent dès qu’on tape les mots-clés « IVG », « avortement », « Centre de planification »…Le gouvernement soutient d’ailleurs une extension du délit d’entrave, qui pourrait inclure la diffusion de fausses informations sur l’IVG, ou le fait de bloquer les centres d’IVG, même sans entrer dans les centres (amendement voté au Sénat le 17 septembre dernier).

Néanmoins, quelque soient les modes d’action des anti-IVG et leur puissance financière, ils/elles restent très minoritaires politiquement en France. Les menaces qui pèsent aujourd’hui sur le droit à l’IVG sont plutôt liées aux fermetures des centres, aux manques de financement de l’Hôpital, aux difficultés d’accès aux soins : et c’est là-dessus que l’on cherche en vain une vraie volonté politique de la part du gouvernement en place.

Nous diffusons ci-dessous le communiqué de presse co-signé par le Planning Familial, la CADAC et l’ANCIC, parties civiles dans ce procès.
 
 
X. Dor à nouveau condamné pour délit d’entrave à l’IVG au TGI de Paris




Ce Lundi 16 septembre, la 31ème chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris vient de rendre son verdict dans le procès opposant Le Planning Familial 75 à Xavier Dor.

Le verdict vient d’être rendu dans le procès engagé contre Xavier DOR qui avec d’autres opposants s’était introduit dans les locaux du Planning Familial 75 les 25 et 26 juin 2012. L’association avait porté plainte pour « entrave à l’interruption de grossesse par pressions, menaces ou intimidation du personnel, d’une patiente ou de son entourage », délit puni par la loi à condition que les personnes puissent ou osent porter plainte.

Le Planning Familial, l’ANCIC (Association nationale des Centres d’Interruption Volontaires de Grossesse et de contraception) et la CADAC (Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) s’étaient constituées parties civiles à ce procès.

Cet opposant actif à l’avortement a déjà fait l’objet de comparutions et condamnations devant les tribunaux correctionnels de France pour délit d’entrave à l’IVG : car malgré la loi, il nie toujours aux femmes le droit à disposer de leur corps et d’exercer leur libre choix en matière de sexualité, de contraception et d’avortement.

Le verdict rendu aujourd’hui condamne ces agissements et réaffirme que ce droit inscrit dans la loi depuis presque 40 ans ne peut plus être bafoué sans vergogne par des opposants qui s’estiment au-dessus des lois et nuisent ainsi à la société.

Toute femme doit pouvoir avorter aujourd’hui en France, sans avoir à justifier son choix, sans culpabilisation ni stigmatisation et quelle que soit sa situation sociale, économique ou géographique. Pour cela, il est nécessaire de mettre en place des campagnes nationales d’information sur la sexualité la contraception et l’avortement comme celle initiée par le Conseil régional Ile-de-France en partenariat avec Le Planning Familial, l’Ancic et la Cadac. Cela va de pair avec le développement de centres de proximité de qualité qui permettent un accès rapide à l’avortement et la formation adaptée de professionnels-les de santé en matière de contraception et d’IVG.

Il est temps que ce droit inscrit dans la loi soit enfin légitime et cesse d’être considéré comme un droit « à part ».
Les associations poursuivront leur combat pour que toute femme puisse exercer ce choix ici ou ailleurs.

jeudi 19 septembre 2013

Transgression à la maison…








Ce film ne fait pas le portrait social de la prostitution actuelle en France. En revanche il traite de façon très subtile du sentiment d’étrangeté qui nait chez certain-e-s de leur incapacité à suivre des règles sociales, comme moteur de transgression. 

On ne sait pas pourquoi elle est habitée par ce sentiment de solitude, cette jeune femme, mais on comprend vite qu’elle n’arrive pas à rentrer dans le parcours affectif et sexuel que son entourage lui propose « naturellement » pour son âge. Jeunes femmes censées tomber amoureuses de beaux partis, particulièrement pour celles qui sont jolies. Jeunes femmes censées reproduire le parcours de leurs mères : « on doit s’amuser », on doit sortir avec d’autres jeunes, mais surtout on doit expérimenter l’amour hétérosexuel. Mais pas elle. Elle n’apprécie pas qu’on lui force la main vers cet engagement qui se voudrait naturel. Mais le sexe l’intrigue et elle sait se procurer du plaisir seule. Quel contrôle une femme peut-elle avoir sur sa sexualité alors qu’on attend d’elle qu’elle se donne à un beau parti ? Quel sens ça peut avoir de se faire sauter la première fois ? 

J. Gagnon dans « Les scripts de la sexualité – Essai sur les origines culturelles du désir » écrit : « Certains individus reproduisent fidèlement les prescriptions des scénarios culturels sans difficultés et parfois même avec enthousiasme. D’autres trouvent les exigences culturelles étranges et même gênantes et sont incapables de tenir les rôles que l’on attend d’eux ou de prendre de la distance à l’égard des exigences culturelles ou des rôles qui leur sont impartis. Le crime, la folie, l’art ou la science peuvent alors constituer des formes de réponse à ces situations. ». 

Dans le film, elle choisit le crime. Elle décide de tarifer la baise. Elle multiplie les rencontres sexuelles en dehors du jeu social. Elle fait payer. L’échange économique lui apporte de la satisfaction bien qu’elle ne manque pas d’argent : « c’est plus clair comme ça ». Le film regorge de scènes et de dialogues bien sentis qui replacent les évènements et les discours dans le contexte social actuel sur le genre et l’âge : mettre les représentants de l’ordre (les parents) face à leurs contradictions, ridiculiser les tenants d’une psychologisation outrancière des comportements, faire bander son petit-copain sous elle en l’enculant discrètement.

Par rapport à la prostitution, ce film n’apporte pas d’élément de compréhension sur l’activité elle même. Elle a la chance de ne pas croiser d’agresseur, mais elle a quand même affaire à un abuseur qui refuse de payer la passe complète. Le film explore plutôt ce qu’est le stigmate de pute : c’est le dégoût, la culpabilité, le jugement et la crainte pour les femmes qui pensent ne pas en être, l’assurance de celle qui en est, les fantasmes de celle qui aurait aimé l’être. C’est la fascination et le mépris des clients, la dédramatisation du représentant de l’ordre. 

De mon point de vue de lesbienne, je m’y retrouve … expérimenter des actes sexuels avec les garçons qui passent par-là sans les aimer et pratiquer une sexualité tarifée font de vous une pute. Au regard du monde, ce sexe sans sentiment est considéré comme salissant et dégradant pour les femmes. Pourtant il ne s’agit pas de sexe subi. Il s’agit d’expérience, d’un jeu lucide autour du rôle attendu d’une femme, de plaisir, d’individualisation, d’autonomisation, de pouvoir. Bref ce film est une quête de vérité jouissive et enthousiasmante.

                                                                                                          
          Tomboy

lundi 9 septembre 2013

Pot de rentrée de Super Féministe






L’année dernière, on a :
-       marché de nuit
-       discuté
-       organisé des trucs
-       fabriqué des touffes
-       écrit des articles pour le blog
-       manifesté pour le « mariage pour tou-te-s » et aussi pour le droit à l’IVG
-       dansé
-       animé des stands de réduction des risques
-       regardé des films
-       fait de l’auto-formation
-       diffusé des flyers et des autocollants
-       mangé un gâteau en forme de sigle féministe
-       inventé des slogans
-       fêté l’anniversaire de Super Féministe
-       …. Entre autres choses….


Pour l’année qui vient, on a déjà plein d’idées : amenez aussi les vôtres, venez nous rencontrer lors du pot de rentrée de Super Féministe qui aura lieu le lundi 16 septembre à 19H, au Planning Familial de Villeurbanne.

C’est au 2 rue Lakanal, à Villeurbanne.
On prévoit à boire et à grignoter, vous pouvez aussi amener des trucs à partager… 


 









Si vous ne pouvez pas venir mais souhaitez être informé-e des prochaines réunions du groupe, envoyez un mail à Super Féministe ou au Planning : mfpf69@cegetel.net