mardi 30 avril 2013

En passant devant l'Hôtel-Dieu...




La manifestation du 1er mai (Jean Macé - Bellecour) va passer devant l'hôpital (désormais futur hôtel de luxe) Hôtel-Dieu. Pour beaucoup d'entre nous, c'est un lieu symbolique sur la question de l'IVG : 1er centre ouvert après le vote de la loi de 1975, il est resté pendant longtemps le plus gros centre d'IVG de l'agglomération. A l'annonce de sa fermeture, la lutte que nous avons engagée nous a souvent mené-e-s devant ces bâtiments : manifs, banderoles, signatures de pétitions...  pour demander le maintien de l'équipe du centre, avec la garantie d'un CIVG accessible.
Mais quelques années après cette lutte victorieuse (il n'y en a pas tant que ça !), on remet ça aujourd'hui avec la lutte contre les restructurations à Lyon Sud et Croix-Rousse.
 
Alors, avec le Collectif pour la défense de l'IVG dans le Rhône, on a décidé de profiter de la manif du 1er mai pour continuer à alerter la population, avec un temps fort au passage devant l'hôpital.
 
Et donc à 12H30 : rendez-vous devant l’Hôtel Dieu avec la banderole unitaire pour faire signer des pétitions.
 
Et avant si on veut se retrouver : rendez-vous à 10H30 devant le métro Jean Macé à l’opposé de la Mairie pour récupérer des sucettes avec des slogans et des pétitions.

 
 

jeudi 25 avril 2013

Violez la : au delà des mots, la mère et la putain, bis repetita.



Je suis mère. Un aveu, un préalable, une banalité.
J'ai lu avec de l'effarement les mots du Grrrrrand Pédiââââââtre Aldo Naouri, qui dit en substance : quand votre femme vient d'accoucher, que sa vulve ressemble à Verdun, qu'elle dort 3h par nuit, et qu'elle ne (légitimement) veut pas baiser ? Violez la !!! Bien sûr, il se reprend, bien sûr c'est une provocation (c'est celaaaa oui). (il a d'ailleurs des positions un poil dég' sur l'adoption par les couples de mêmes sexe)( ici)

Revenons sur le « violez la ». Bien sur, une mère ne peut pas avoir envie de sexe. D'ailleurs les hommes eux, ont envie de sexe en permanence. D'ailleurs c'est bien connu, un petit coup sans consentement, et tout va mieux. Et les femmes s'interdisent le sexe quand elles sont mèèèèèères. Il faut choisir : mère ou amante !!!
Ce sont des inepties. Je n'ai pas choisi. Je suis femme, cisgenre, hétérosexuelle ; j'ai eu le désir d'avoir un enfant avec mon compagnon, désir réalisé, ce qui est formidable. Je n'ai pas repris « la baise » en rentrant de la maternité, ni même 1 mois après, ni même 3 mois après, mais plus tard. Quand j'ai voulu, quand mon compagnon a voulu. Je ne suis pas une mère ou une amante, je suis une femme qui a un enfant, qui a aussi des désirs sexuels, qui a aussi une vie professionnelle et sociale, une santé (parfois vacillante), des soucis. Je ne suis pas une machine à niquer ou à materner : je suis les DEUX, et bien plus que cela.

Ma vie sexuelle n'est pas le jouet d'un médecin qui se croit hyper docte, ma vie sexuelle est privée, intime, entre moi et mon compagnon. Elle est cependant politique, quand l'injonction à la performance l'atteint, quand les préjugés homme/femme la gangrènent, quand elle dérive d'une norme idiote et basée sur des principes patriarcaux auxquels nous ne voulons pas adhérer. Le sexe, la libération de la vie sexuelle, est une des batailles des féministes de la seconde vague, encore une fois, elle n'est pas acquise ou alors uniquement en surface : le fait de reconnaître des sexualités d'individus et non de genre, de(s) groupe social ou d'âge, n'est encore malheureusement pas d'actualité. « Avouer » ne pas avoir une vie sexuelle débridée à 25 ans est une tare, une honte. Ne pas être une bête, une obsédée, qui ne fait pas tout pour « plaire » à son mâle assigné, a une conséquence : l'incitation au viol par la faculté. C'est scandaleux, arriéré, misogyne.

Lara Neutron

mardi 23 avril 2013

La chenille Place Bellecour !






C’est pas tous les jours qu’on se marie ! Alors ce soir on fête l’adoption de la loi autorisant le mariage pour tous et toutes, et même si la « victoire » a un petit goût amer (déchaînement de discours homophobes, montée des agressions par l’extrême-droite, hordes de jupes plissées-vestes matelassées dans nos rues, manque de courage politique du gouvernement), on va quand même fêter cette première étape comme il se doit. Et pour la liste de mariage, on a quelques idées… (voir les revendications du Collectif Egalité, et bien d'autres à développer!).
Alors venez faire la chenille avec nous ! (Quoi ? J’aurais quelques a priori sur l’ambiance mariage ?). En tout cas, il y aura de la musique, et pour retrouver Super Féministe (banderole et capes comme signes de reconnaissance) :
 
c’est ce soir (mardi 23 avril), à partir de 19H Place Bellecour






Et le lendemain, nous pourrons nous retrouver pour la réunion du groupe Super Féministe. On y parlera de :
- la suite des mobilisations sur le mariage pour tou-te-s (et notamment : quelle implication pour la Marche des Fiertés ?),
- notre stand de réduction des risques lors de la soirée Moove,
- le projet de débat/projection sur l’IVG
- plus les infos sur l’actualité et les projets…


 Tout ça c’est mercredi 24 avril, à 20H, au Planning Familial

Planning Familial
2 rue Lakanal 69100 Villeurbanne
Tel : 04.78.89.50.61
Accès tram T1 arrêt Tonkin
Le soir, le centre est fermé : passer par l’entrée de l’immeuble (interphone « Planning Familial » n°13)

dimanche 21 avril 2013

Centre d'IVG de la Croix-Rousse : c'est parti pour un nouveau démantèlement !




Le Collectif de défense de l’IVG dénonce la mise en place de la restructuration du Centre IVG de la Croix Rousse. 
Voici le communiqué de presse diffusé par le Collectif, accompagné de quelques photos des banderoles apposées sur l'hôpital pour informer la population.
 
19/04/2013 : Un triste jour pour le droit des femmes à disposer de leur corps. 

Après plusieurs mois d’incertitude et des non réponses de la part de la direction des HCL, la restructuration du Centre d’IVG de la Croix Rousse est effective aujourd’hui le 19 avril 2013. Comme pour Lyon Sud, le service est démantelé, avec l’hospitalisation des femmes en gynécologie au nom de la « mutualisation des compétences » alors que l’on connaît très bien les raisons de cette restructuration : les économies budgétaires.
De jour en jour, la situation se dégrade : moins de recours à des vacataires pour les IVG, mais à des assistantEs programméEs mais ne pouvant pas intervenir, baisse de l'accompagnement de qualité des femmes, absence de lits dédiés comme promis par les HCL, 20 jours de délais pour une première consultation dans certains CIVG...
 
Le Collectif de défense de l’IVG sur le Rhône dénonce cette nouvelle restructuration.
Le Collectif de défense de l’IVG demande l’arrêt des restructurations et le maintien des Centres IVG autonomes.
Le Collectif de défense de l’IVG s’inquiète de la situation, notamment à l’approche de la période estivale, période très tendue, et qui l’avait été particulièrement l’été dernier. 
Nous redemandons à l'Agence Régionale de Santé d’organiser une réunion d'urgence sur l’offre et les conditions d’application de l’IVG comme cela aurait du être fait fin septembre 2013.



Collectif de Défense de l’IVG Rhône, composé d’associations féministes : Femmes Solidaires, le Planning Familial, Cabiria, Femmes Égalité ; de syndicats : CGT santé, SUD santé sociaux, SUD éducation ; d’organisations politiques : Gauche Unitaire, Coordination des Groupes Anarchistes, NPA, Lutte Ouvrière ; des professionnelles des centres IVG.










samedi 20 avril 2013

Fêtons cette grande avancée : le droit de divorcer!


Rassemblement mardi 23 avril
à partir de 19h
place Bellecour


Communiqué de presse

Collectif unitaire pour l'Egalité – Lyon

Les pro-mariage appellent à une fête


Le 23 avril prochain, l’Assemblée Nationale votera, en seconde lecture, le projet de loi qui ouvrira le mariage et l’adoption aux couples de même sexe.



Nos 45 organisations appellent à une manifestation festive, conviviale, populaire et revendicatrice pour fêter l’adoption définitive de cette loi le Mardi 23 avril à 19h00, sur la Place Bellecour.


Depuis plusieurs mois, l’homophobie, la lesbophobie et le racisme s’affichent sans complexe dans les rues de Lyon. Les débats au Parlement ont démontré toute la mauvaise foi, le sexisme, l'homophobie et la lesbophobie d'un grand nombre de parlementaires de l'opposition, mais surtout leur dextérité sans pareille mesure à user des techniques d'obstruction parlementaire.


Ce vote sera donc notre victoire contre le conservatisme et l’obscurantisme, la victoire de l’Egalité contre la négation et la haine de l’autre. Cette victoire est le fruit des combats que nous portons ensemble depuis plusieurs années. Elle s’inscrit dans la lignée des grands progrès sociaux, tels que le PaCS, le droit à la contraception, à l’IVG, au divorce, droits difficilement gagnés en leur temps mais largement admis aujourd’hui.


Cette loi n’enlèvera aucun droit aux familles hétéroparentales et aux couples hétérosexuels. Elle permettra, en revanche, aux familles homoparentales, à leurs enfants et aux couples homosexuels de bénéficier de plus de sécurité face aux aléas de la vie.


Ce projet de loi est aussi une somme de renoncements (pluri-parentalité, PMA pour toutes les femmes, adoption et filiation hors mariage). Ce texte de loi reste incomplet. Il ne répond ni aux besoins de tous les couples de personnes de même sexe ni à ceux de toutes les familles homoparentales. Il n'instaure toujours pas une égalité des droits entre tous les couples et toutes les familles. Et pourtant c'est avec une indéniable satisfaction que cette loi est accueillie.


Cette manifestation sera donc très politique car elle sera l’occasion de réitérer avec force nos revendications :

  1. l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) à toutes les femmes avec remboursements par la sécurité sociale ;
  2. l’adoption et la filiation hors mariage ;
  3. une réforme du partage de l’autorité parentale et statut des beaux parents ;
  4. la reconnaissance de la présomption de parentalité ;



Enfin, nous n'oublions pas que François HOLLANDE s’était engagé pour le respect des droits fondamentaux des personnes Trans avec une réforme législative leur permettant d’obtenir des papiers d’identité conformes à leur genre sans obligation de stérilisation et en dehors de toute contrainte médicale. Nous lui en rappellerons l’urgence et la nécessité.

Nous appelons ainsi toutes celles et tous ceux qui se battent pour les Droits des Enfants, pour les Droits Humains et pour l’Egalité à se joindre à ce rassemblement. Nous fêterons ainsi ensemble notre victoire et notre fierté d'avoir réussi à faire évoluer la législation dans le sens de l'égalité et du respect.


Ce mardi 23 avril, venez danser, venez faire la fête, pour montrer à tous ces conservateurs que nous avons déjà remporté une grande victoire et que nous ne les laisserons jamais occuper seuls l'espace public et la rue. 


Associations Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans (LGBT)
ARIS-Centre LGBTI ; Collectif Lesbien Lyonnais ; Collectif Autrement Gay - Espace Boris Vian ; Des Enfants Comme les Autres ; Family Gay ; FLAG ! Rhône-Alpes ; Forum Gay et Lesbien de Lyon ; Homosexualités et Socialisme Lyon ; Homosexualités et Socialisme Grenoble ; Lesbian and Gay Pride de Lyon ; Les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence - Couvent des 69 Gaules ; Moove ! ;  Rimbaud.
Association familiale et d’éducation populaire
Conseil National des Associations Familiales Laïques - fédération du Rhône ; Conseil Régional des Associations Familiales Laïques – Rhône-Alpes
Associations féministes
Mouvement Français du Planning Familial - fédération du Rhône ;  Ni Putes Ni Soumises ; Osez le Féminisme 69 ; SlutWalk
Associations de défense des droits des citoyen-ne-s
La Ligue des Droits de l'Homme - fédération du Rhône ; Maison des Potes Grand Lyon ; SOS Racisme Rhône
Associations de santé communautaire et d’accès au soin

AIDES Rhône-Alpes ; La Mutuelle des Etudiants de Lyon ; Keep Smiling ; SNEG Rhône-Alpes – Auvergne ;
Syndicats
Confédération Etudiante de Lyon ; CGT Rhône ; CGT Educ'Action du Rhône ; Fédération Syndicale Unitaire; UNEF – Lyon ; UNSA Rhône-Alpes.
Partis politiques et mouvements politiques de jeunesse
Europe Ecologie les Verts du Rhône ;  Europe Ecologie les verts de Rhône alpes ; Front de Gauche du Rhône (PG69 ; GU69, les Alternatifs 69 ; P.C.F. 69 ; Convergence et Alternatives 69 ; Gauche Anticapitaliste  69) ; Nouveau Parti Anticapitaliste ; Jeunes Radicaux de Gauche du Rhône ; Mouvement des Jeunes Socialistes du Rhône ; Mouvement des Jeunes Socialistes de l’Isère ; Jeunes écologistes de Lyon ;
Organisation non signataire mais qui soutient le rassemblement du 23 avril et appelle à manifester :
Union Départementale de la CFDT du Rhône  



vendredi 12 avril 2013

IVG : de bonnes nouvelles, de mauvaises, et une métaphore maritime






Les bonnes nouvelles, ce sont 2 mesures visant à améliorer le droit à l’IVG, que le gouvernement vient de faire passer (des promesses électorales tenues ! ca tient du miracle !) :
La 1ère est un décret qui prévoit la prise en charge de l’IVG à 100% par la sécurité sociale. Dès à présent, avec une carte vitale à jour, il n’y a plus d’avance de frais à effectuer (du moins en milieu hospitalier). Auparavant, la sécu prenait en charge à 80% l’acte d’IVG, les 20% restant étant remboursés par les complémentaires (la plupart incluent l’IVG dans leurs prestations)… Mais toute une partie de la population n’a pas accès à une mutuelle, et pour les jeunes majeures souhaitant garder le secret sur leur IVG, utiliser la mutuelle des parents était problématique. On va ainsi vers plus d’égalité dans l’accès à l’IVG. (A noter : les personnes en rupture de droits ou en situation irrégulière peuvent faire une demande d’Aide Médicale d’Etat en urgence – accordée sous condition de ressources – pour la prise en charge de leur IVG)
La 2ème mesure est ce qu’on appelle « la revalorisation de l’acte ». Elle était demandée depuis longtemps par les professionnel-le-s de l’IVG et les associations qui se mobilisent sur cette question. En effet, il était notoire que l’acte d’IVG (on parle ici des IVG par aspiration) était largement sous-évalué : il coûtait plus cher à l’hôpital que ce qu’il rapportait. Ce qui expliquait en grande partie le désengagement de l’activité d’IVG par les établissements, notamment les cliniques privées. C’était aussi l’une des explications avancées pour justifier les restructurations des centres d’IVG que l’on connaît actuellement à Lyon. Le coût de l’IVG a donc été augmenté de 40 à 50% selon les techniques (par exemple, une IVG par aspiration sous anesthésie locale passe de 306,14 € à  437,03 €).
Il est difficile de dire si cette réévaluation est complètement à la hauteur des besoins et si elle va réellement permettre de stopper les suppressions de CIVG, mais en tout cas cela va dans le bon sens.

Pourtant, pas sûr que ces bonnes nouvelles viennent contrebalancer les nouvelles locales tombées dernièrement : car il ne suffit pas qu’un droit soit inscrit dans la loi (et même amélioré en principe) pour qu’il soit garanti dans les faits. L’exemple de l’IVG est caractéristique de ce paradoxe, et invite tous les mouvements sociaux à ne pas arrêter leur combat à l’obtention d’une loi.
Tout d’abord : on a franchi un nouveau cran dans les restructurations en cours à Lyon (voir le post sur les épisodes précédents, qui lui même comporte des liens vers d’autres épisodes). A l’hôpital Lyon Sud, le démantèlement du centre d’IVG et l’intégration des lits d’hospitalisation au service de gynéco se faisait avec la promesse des HCL de maintenir l’offre de soins. On a déjà montré que la baisse d’activité était prévisible (avec à terme la condamnation du service), puisqu’il n’y a pas toujours quelqu’un pour répondre au téléphone : les femmes en recherche de places se reportent alors sur les autres centres lyonnais. Mais on a également appris récemment que l’engagement des HCL de maintenir des places au bloc opératoire (plages horaires réservées) pour les interventions était déjà bafoué. Dans un contexte de concurrence pour l’accès au bloc, les plages réservées aux IVG qui ne seraient pas attribuées 1 semaine à l’avance seraient tout simplement utilisées pour d’autres interventions de gynéco. Le tout sur fond de discours accusateur envers les professionnel-le-s de l’IVG (et scandaleux pour le droit des femmes à choisir leur méthode d’intervention) : « vous faites trop d’anesthésies générales ». Les conséquences immédiates sont des délais d’attente qui vont s’allonger, et l’impossibilité de programmer des IVG en « urgence » (cela concerne notamment les femmes qui découvrent leur grossesse tardivement et ont parfois du mal à trouver une place sur Lyon). Cette décision aurait été prise sans aucune concertation par un médecin chef qui n’est pas impliqué dans l’organisation des IVG… et on ne sait pas dans quelle mesure elle a été cautionnée par l’administration… Mais c’est justement ce que nous dénoncions : quand on supprime les centres d’IVG autonomes, et qu’on intègre l’activité à un service plus large, l’IVG devient une activité parmi d’autres, jamais prioritaire, et sans une volonté forte des responsables, sans équipe structurée pour la défendre, elle est condamnée à disparaître. Heureusement ce nouveau dérapage a provoqué une réaction des professionnel-le-s impliqué-e-s dans l’activité d’IVG à Lyon Sud : réuni-e-s pour la 1ère fois depuis très longtemps, ils/elles auraient obtenu une annulation de cette mesure, et en ont profité pour demander… une réouverture du centre d’IVG tel qu’il existait auparavant ! 


Par ailleurs le Collectif IVG a rencontré le Directeur Général des HCL le 28 mars, et lui a signalé toutes ces dérives. Nous lui avons remis les 2500 pétitions recueillies contres les restructurations, et avons présenté notre argumentaire. Il nous a dit combien il entendait veiller au maintien de l’engagement de l’hôpital public dans l’IVG (tactique de la bonne parole), et s’est excusé de ne pouvoir répondre concrètement à aucune de nos questions puisqu’il prenait ses fonctions et ne connaissait pas bien le dossier (tactique « je botte en touche »). Mais surtout, ce que nous retenons de cet entretien – et c’est là qu’intervient la métaphore maritime – c’est qu’il faudra bien « réduire la voilure ». Traduction : l’Hôpital a des difficultés, il doit continuer à faire des économies, on ne peut pas aller contre le sens de l’Histoire, on est « dans la vraie vie » (tactique un tantinet paternaliste du « soyez-donc raisonnables »), et à terme on supprimera des centres d’IVG pour en garder un ou deux. Vous imaginez 4300 IVG par an dans un centre géant (ou même 2) ?
Nous, non. Autant dire qu’on n’a pas fini de se battre !

A.FonK