samedi 21 décembre 2013

Teaser






Héhéhé...voilà une question qui va désormais te tarauder jusqu'à la

2ème fête d'anniversaire de Superféministe!
le vendredi 31 janvier 2014


jeudi 12 décembre 2013

Avec tes doigts…




Ceci n’est pas un article sur une technique de safe sex…

Ni le début d’une nouvelle érotique…
(Ah ! Tiens, il faudrait y penser)



Ce petit post est une invitation à participer à
un atelier DIY (Do It Yourself) Super Féministe
Samedi 21 Décembre
A partir de 14H, au Planning Familial

Toute est parti d’une création originale par l’une de nos Super Féministes :



Une blague à tabac à l’effigie de notre super-héroïne. Trop beau !

D’où l’idée de partager ce savoir-faire, de créer ensemble tout en passant un bon moment (on peut goûter aussi, ramène ta papillote !)

Chacun-e peut amener un peu de matos (bouts de tissus, fils…) et quelques outils (ciseaux, aiguilles…), et on fera ce qui nous passe par la tête : blague à tabac, mais aussi pochette à ragnagnas, portefeuille, motifs superféministes pour tee shirts… Et aussi, (pour celles/ceux qui n’auraient pas de projet perso) on aura de quoi commencer à réaliser collectivement notre cape géante pour la fête anniversaire de SF.

Viens te dégourdir les doigts !
Planning Familial
2 rue Lakanal 69100 Villeurbanne
Tel : 04.78.89.50.61
Accès tram T1 arrêt Tonkin
Le week-end, le centre est fermé : passer par l’entrée de l’immeuble (interphone « Planning Familial » n°13)


mardi 10 décembre 2013

Marie-toi et sois soumise...

... c'est le titre d'un livre écrit par la journaliste italienne Costanza Miriano dont la traduction et l'édition en Espagne par l'archevêché de Grenade fait tout un scandale depuis quelques jours. Des personnalités politiques (comme la ministre de la santé) sont allées jusqu'à proposer de le retirer de la vente !

Manifestation à Bilbao : des personnes arrachent la couverture du livre de C. Miriano

Hé oui, comme vous l'aurez compris, non, ce n'est pas une blague ! Ce titre n'est pas du deuxième ou dixième degré ! Ce livre se présente, sérieusement, comme un manuel de savoir-vivre pour les femmes mariées. D'ailleurs le sous-titre est un régal : Expérience radicale pour des femmes sans peur. Tout est dit.


N'ayant pas eu la chance de lire la version intégrale du livre, mais plusieurs extraits délicieux que les émissions espagnoles nous ont offerts, Super féministe est allée faire des recherches dans le blog de Costanza Miriano, son compte Twitter, lire, voir et écouter les entretiens qu'elle a donnés pour découvrir qui se cache derrière ce discours moyenâgeux .  

 
Qui est l'auteure ?

Mme. Miriano se présente d'abord comme "catholique, mariée et mère de quatre enfants" puis ensuite comme journaliste de la RAI, la télévision publique italienne (voir ici). Elle fait partie de la mouvance de l'église catholique très, très, très conservatrice voire complétement réactionnaire. Cette mouvance qui s'oppose à l'avortement, au mariage des couples de même sexe et qui dénonce "la théorie du g-e-n-d-e-r ou du g-e-n-r-e". Il suffit d'aller jeter un petit coup d'oeil, même pas besoin de parler italien, certaines images parlent d'elles-mêmes (ici par exemple). Étonnant, non ? Triste surtout... Les mêmes à transmettre leurs idées d'un autre temps et surtout inégalitaires en Italie, en Espagne, en France... 

Costanza Miriano, auteure de Marie-toi et sois soumise...
 
Selon C. Miriano, comme pour toute cette mouvance réactionnaire, les hommes et les femmes sont différents naturellement, Dieu l'a voulu ainsi. Pour eux, la construction socialement différenciée des genres masculins et féminins c'est de la bêtise ! Mes chères dames, nous dit-elle, comprenez, une fois pour toutes, que les femmes sont intrinsèquement douces, maternelles, gentilles et toujours disponibles et à l'écoute grâce au "pouvoir de porter la vie" qu'elles ont reçu par la grâce de Dieu.

Et paf, si tu ne peux ou ne veux pas avoir des enfants !
C'est ce type de discours qui permet de stigmatiser les femmes, de les faire culpabiliser face à leurs choix ou leurs spécificités !

Et paf, si tu t'énerves, que tu n'es pas douce et que tu n'as pas envie d'être gentille avec le lourd qui t'emmerde dans la rue ! (par exemple, mais pas que...) On a le droit d'être ou de ne pas être dou-x-ce, délicat-e que l'on soit femme, homme, trans ou inter ! 

Car bien sûr pour notre chère Costanza M., les hommes (face à ces qualités naturelles des femmes ) ont eux leurs qualités spécifiques, que les femmes doivent écouter et auxquelles elles doivent "obéir" (oui ce sont ses mots et ses guillemets !). Ces qualités naturelles des hommes ? La lucidité , la rationalité ! Hé oui mes chères dames la raison c'est pour eux et l'intuition pour vous, c'est bien connu ! 

Quels sont les conseils de Constanza Miriano aux femmes mariées ?

On peut lire dans le résumé du livre sur son blog, ici :
"L'homme doit incarner la conduite, la règle, l'autorité. La femme doit sortir de la logique de l'émancipation et embrasser à nouveau avec joie le rôle d'accueil et de service". Chacun-e a sa place bien définie, ne dévions pas du droit chemin !

C. Miriano ne va pas jusqu'à dire explicitement que la femme doit rester au foyer, prendre soin de ses enfants et de son mari et donc ne pas travailler mais... 
Elle nous dit par exemple : femme, si tu es fatiguée après ta double journée de travail, soumets-toi ! Ne te rebelle surtout pas ! (Mais bien sûr : ce n'est pas très doux, ni gentil de se rebeller !).

Elle avoue combien c'est terriblement dur d'être mère et de travailler en même temps mais pour elle "c'est la nature". 

Il ne faut pas se révolter du fait que ce soit les mères qui s'occupent seules des gamins, des inégalités persistentes dans les couples. 

Non les messieurs n'ont pas de quoi s'inquiéter avec Mme. Miriano. Elle préfère reconnaître leur supériorité !

Paf, aux revendications des femmes pour le partage équitable des tâches ménagères, parmi lesquelles l'éducation et le soin des enfants ! 


Quelques extraits du livre Marie-toi et sois soumise, à méditer. Attention âmes sensibles !

« Ma réponse à n'importe quel problème est une des suivantes, au choix : il a raison ; marie-toi avec lui ; aie un enfant ; obéis-lui ; aie un autre enfant […] »
« Le secret d'un mariage saint ou, ce qui est la même chose, d'un mariage heureux […] est que les femmes, devant l'homme que nous avons choisi, fassions un pas en arrière. […] Et il faut le faire même quand tu n'en comprends pas la raison, même quand tu es intimement convaincue d'avoir raison. À ce moment-là fais un acte de confiance en ton mari. Sors de la logique du monde, "je veux avoir raison", et entre dans celle de Dieu, qui t'a mise à côté de ton mari, ce saint qui te supporte malgré tout et qui, de plus, est aussi un bon gars. Et si quelque chose qu'il fait ne te semble pas bien, c'est avec Dieu que tu dois régler ça: tu peux commencer en te mettant à genoux, et la plupart du temps tout se résout. »
Voilà pour les conseils de communication au sein du couple...
« […] Quand il te dit quelque chose, donc, tu dois l'écouter comme si c'était Dieu qui te parle. Avec discernement, c'est clair, avec sagesse et intelligence, c'est évident, parce que c'est une créature, mais avec respect, parce que fréquemment il voit plus clair que toi. […] »
« Dois-je lui donner raison même s'il a tort ? Je dirais que oui. […] Tu dois te soumettre à lui. » 
« Quand vous aurez à choisir entre ce qui te plaît et ce qui lui plaît, choisis en sa faveur. […] Fais-lui confiance, et laisse-le avoir le dernier mot. » 

Sur l'infidélité du mari car la femme ne peut être infidèle... Mme. Miriano dit :
« Même une femme qui est trahie a une possibilité de défendre cet amour qui est en danger de mort : elle peut rester fidèle et continuer à aimer. […] C'est un vase qui se casse, et qui ne sera jamais un nouveau vase, mais qui après la chute pourra résister jusqu'à la fin […] Nous, les femmes, nous défendons cette forme de vie, gardant la tête bien haute quand tout semble perdu. »
Vous sentez-vous transporté-e-s dans les années 50 ?
« Il y a un comportement qu'une femme doit observer même quand il existe beaucoup de confiance, un comportement juste formel, qui empêche qu'une mère, même crevée, puisse recevoir son mari en robe de chambre et chaussons à 19 heures. »
Ces mots ont une petite odeur de naphtaline, non ? 
De plus, elle minimise et même nie les violences faites aux femmes : 

« Quand mes grand-mères sont nées elles ne pouvaient pas voter et à la télé on disait : "les femmes sont comme le poulpe, meilleures quand on les frappe". […] Tout cela est si loin de vous, grâce à Dieu, qu'il n'y a même pas besoin d'en parler. Ce n'est plus une menace pour votre vie de femmes adultes. » 

Dans quel monde vit Costanza Miriano ? 
Aujourd'hui, il faut continuer à parler des violences et des violences conjugales car elles sont une réalité ! Il faut se révolter contre ces violences même si cela n'est pas doux et gentil aux yeux de certain-e-s ! 

Chers lecteurs,si tous ces conseils pour les femmes mariées vous ont fait envie, si, chers messieurs, vous vous sentiez laissés de côté et perdus... Costanza Miriano a pensé à vous et vous a concocté Marie-toi et donne ta vie pour elle. Des vrais hommes pour femmes sans peur.




samedi 7 décembre 2013

Notre page météo : - 18° en Sibérie cette semaine




Comme vous nous suivez activement, vous vous souvenez que Super Féministe avait revêtu sa cape pour soutenir les Pussy Riot lors de leur procès en Russie et de leur incarcération (ici ou encore ).
Récemment nous avons eu de sérieuses inquiétudes pour Nadejda Tolokonnikova. Elle avait réussi à faire paraitre une lettre ouverte dans The Guardian, dans laquelle elle expliquait qu'elle se mettait en grève de la faim à cause des conditions de vie dans le camp de travail où elle se trouvait ( ici dans le Monde ) , entre les conditions de travail similaires à de l'esclavage, les punitions officieuses, des scènes de tortures, et des menaces de mort, elle estimait que la grève de la faim était la seule solution pour se faire entendre. Elle demandait aussi son transfert vers un autre camp. Ça c'était vers la fin septembre.
Le gouvernement l'a fait quitter son camp, mais sans donner aucune nouvelle à qui que ce soit pendant plus de 15 jours.
Puis, le 12 octobre les nouvelles arrivent enfin, d’après le délégué russe des droits de l'Homme elle a été transférée dans un camp en Sibérie.
Elle devrait être libérée en mars ainsi que Maria Alekhina, l'autre Pussy enfermée.

Affaire à suivre.

En bonus, la chanson de Jeanne Cherhal sur les Pussy https://www.youtube.com/watch?v=QEDwB3JOBT0

lundi 2 décembre 2013

Viens avec ou sans cape !

Prochaine réunion
du Groupe Super Féministe
Mardi 3 décembre, 19H
au Planning Familial


Au programme :
Présentation du groupe (s'il y a de nouvelles personnes : vous êtes les bienvenu-e-s !)
Préparation de la fête anniversaire du blog
Projets en cours, formations, action sur les jouets sexistes ? (amenez vos idées !)
Point sur les attentes, les idées de chacun-e.

Planning Familial
2 rue Lakanal 69100 Villeurbanne
Tel : 04.78.89.50.61
Accès tram T1 arrêt Tonkin
Le soir, le centre est fermé : passer par l’entrée de l’immeuble (interphone « Planning Familial » n°13)

 

vendredi 29 novembre 2013

La stratégie du cucul la praline




Le 30 novembre prochain est annoncée à Lyon (et dans d’autres villes de France) une « grande marche pour la Vie ». Des anti-IVG quoi. Les « marches pour la vie », il y en a régulièrement, et d’habitude elles sont clairement signées par « des associations opposées à l’avortement ». Mais on observe ici un changement significatif dans la stratégie de communication utilisée : Super Féministe vous propose une petite analyse de cette stratégie, à partir de l’affiche qui appelle à la marche.


La photo ressemble à une pub pour une mutuelle de santé, avec une touche de diversité à la Benetton : une famille réjouie, un enfant trisomique avec une bonne bouille, une petite fille d’origine asiatique…

Les couleurs de l’affiche sont bleu-blanc-rouge, mais le code cocardier est tempéré par le choix d’un bleu ciel, et surtout par une touche de couleur verte : un ballon (évocation de l’enfance, de la fête) qui porte l’inscription « Pour une écologie humaine » (on récupère le capital sympathie de l’écologie en évacuant son contenu politique et critique, et on fait ainsi référence à une loi « naturelle »).

Les organisations figurant en bas du tract d’appel sont J’aime la Vie et Université pour la Vie, et il faut aller sur leur site pour apprendre qu’elles sont directement liées au diocèse de Lyon (Barbarin en page d’accueil). Le caractère confessionnel de l’événement se fait donc plutôt discret. 

Derrière le tract, un appel à venir « défendre la Vie » qui s’adresse personnellement au lecteur/trice :

Si tu crois que chaque personne est unique
Si tu crois que chacun est digne d’être aimé
Si tu crois qu’être différent n’empêche pas d’exister

Jusque là c’est un peu cucul la praline, mais ça pourrait être un message de respect des différences. Ensuite ça devient plus clair :

Si tu crois que dès la conception, la vie se doit d’être respectée

Donc, OK, c’est bien des anti-IVG, mais qui font le choix ici d’inscrire leur combat dans une vision et une présentation qui ratissent plus large. Adieu les slogans comme « Planning Familial = nazi », ou « avorter c’est tuer », ça fait trop violent. Fini l’appel à la prière, le « Rosaire pour la vie » qui sentait trop la grenouille de bénitier. Inspirées par le succès inattendu des mobilisations contre le mariage pour tous/tes, ces assos ont bien travaillé leur com’. On entend d’ici les conseils : « il faut parler en po-si-tif ! »… au point de masquer en grande partie leurs vraies revendications derrière des propos lénifiants.
La liste des revendications arrive ensuite à la fin du tract. Chacune commence par les mots « Nous désirons… » : encore l’idée de gommer toute agressivité... 

Super Féministe s’est glissée dans la réunion de communication qui a rédigé tout ça. Elle s’est amusée à divulguer le sous-texte qui manque à ces phrases. Voici ce que donne l’exercice (les vraies phrases sont en bleu) :

Nous désirons des centres d’accueil et d’accompagnement réels, pour les femmes qui connaissent la détresse face à l’avortement,
Ҫa la fout mal de traiter les femmes qui interrompent leur grossesse de tueuses d’enfants, alors faisons comme si nous avions un esprit d’ouverture envers ces femmes en détresse. La notion de centres d’accueil et d’accompagnement réels, c’est parce qu’on nous dit qu’il existe déjà des centres, mais on sait bien que le Planning Familial prône le « tout-avortement » (avec nos impôts !), tandis que nous, avec nos associations anti-IVG masquées derrière une façade de neutralité, on a acquis de bonnes compétences pour donner de fausses infos, culpabiliser, sermonner, parler de « la joie d’avoir un enfant », et des fois ça marche !

Nous désirons une recherche scientifique basée sur les cellules souches autres que les embryons,
C’est assez mauvais pour notre image de passer pour des rétrogrades ennemis des avancées scientifiques et bloquant des perspectives thérapeutiques importantes par idéologie, alors continuons notre lobbying auprès des politiques, nos interventions dans les divers comités d’éthique pour bloquer la recherche sur les cellules souches embryonnaires, et disons-leur : nous n’avez qu’à les trouver ailleurs, vos cellules !

Nous désirons une société qui voit l’enfant comme un don, et non comme un poids ou un droit,
Et oui, un don de Dieu tout simplement. Et paf pour les avortées et les avorteu-r-ses (le poids), et paf pour les homos et lesbiennes (le droit). Tout le monde comprendra le message, et on ne va pas rappeler trop fort que de toute façon pour nous, la PMA même pour les hétéros, c’est pas bien parce que ça contrevient à la volonté divine !

Nous désirons une société où le sourire d’un handicapé est aussi beau que celui de n’importe qui,
Bien trouvé cette phrase : personne ne peut être contre ! Ҫa nous évite de préciser que ce qu'on veut réellement, c'est interdire l’Interruption Médicale de Grossesse, possible en France quand une malformation de caractère grave et incurable est décelée au cours de la grossesse, ou quand la vie de la mère est menacée (c’est à Dieu de choisir, pas aux couples !).

Nous désirons une société qui défend le plus faible, reconnaît que chacun de nous est vulnérable et affirme qu’aucune forme d’eugénisme ne peut se justifier,
Ҫa c’est pour enfoncer le clou : qui pourrait décemment se déclarer contre la protection des plus faibles ? C’est assez malin, parce que les gens comprennent d’abord : on veut de l’amour, de la fraternité, des moyens pour le secteur du handicap. Ensuite on leur parle d’eugénisme : c’est moche ça, ça fait peur, ça fait nazi. On n’est pas obligé de dire que, en plus de notre opposition à l’IMG, on est aussi contre toute tentative de diagnostic pré-implantatoire, quand l’un des deux parents est porteur d’une maladie héréditaire grave. 

Nous désirons une société où l’on n’apprendra pas à nos enfants qu’ils peuvent choisir leur sexe,
Quelle horreur ! La confusion des genres, les garçons qui jouent à la poupée, des femmes qui délaissent leurs fourneaux : tout est résumé dans notre formule « transphobe » comme ils disent (alors qu’on ne les hait pas il faut juste les soigner !)

Nous désirons une société où la vieillesse est choyée, entourée, estimée, et non une société qui considère qu’elle coûte trop chère !
Vive les vieux et les vieilles, c’est bien positif ça ! et il faut des moyens : bon c’est sûr que notre public, c’est un peu ceux qui veulent toujours payer moins d’impôts et de charges, qui fustigent l’assistanat, et qui donnent tout le secteur de la santé et de la dépendance aux entreprises privées… mais on n’est pas à une contradiction près. Tant qu’à raquer,  autant que ce soit pour nos petits vieux plutôt que pour les salauds de pauvres !  Enfin soyons un peu honnêtes, ce passage parle à mots couverts d’un autre de nos combats historiques : l’interdiction de toute forme d’euthanasie, d’assistance au suicide, de mort choisie… Parce que c’est Dieu qui décide et pas toi pauvre humain ! Et excommunication pour tous les suicidé-e-s ! 

Nous désirons une société où chacun puisse être entendu dans le respect de la personne humaine, dans le respect de la liberté d’opinion et de conscience.
A l’heure où certain-e-s demandent la suppression de la clause de conscience sur l’IVG pour les professionnel-le-s de santé, nous disons au contraire : multiplions les clauses de conscience ! Pour les maires obligés de marier des couples homosexuels par exemple ! Et plus généralement parce que la loi de Dieu, la loi naturelle est supérieure aux lois humaines, comme le disait Barbarin il y a peu (la laïcité ça va pour emmerder les musulmans, mais nous on ne l’a toujours pas digérée !)

Alors, comment faire du neuf avec de vieilles idées ? Résumons la tentative :

Surfer sur le succès de la vague réac contre le mariage pour tous/tes et essayer de mener de front différents combats : avortement, euthanasie, évolution des formes de famille, genre, sexualités…

Gommer tout allusion directe à la religion (mais le vocabulaire et le « style » de la com’ parlent d’eux-mêmes, et il suffit de creuser un peu en allant sur les sites concernés pour y voir plus clair).

Parler « en positif », édulcorer un maximum les propos, au risque de les rendre incompréhensibles pour les non-initié-es, dépolitiser le débat (mais, oh surprise ! il se trouve que cette marche va être rejointe par des groupes bien estampillés fachos ce jour-là).

Bref, une stratégie du cucul la praline qui ne dupe pas grand monde.

Antoinette FonK