mardi 30 octobre 2012

Nos « amis » les masculinistes

Le 13 octobre dernier, dans le cadre de la Quinzaine de l'égalité femmes-hommes organisée par la Région, a eu lieu une conférence ayant pour thème : « Hommes battus : qui sont-ils? comment les aider? ». Cette conférence était organisée par le GES, Groupe d'Etude sur les Sexismes, qui fait partie de la mouvance masculiniste. (plus d'infos ici)
Une action a été organisée collectivement par des féministes et anti-masculinistes afin de dénoncer la présence d'une association masculiniste dans le cadre de cet événement. Parmi elles et eux, des Superféministes. Le Planning Familial 69 a également tenu à dénoncer la participation du GES à la Quinzaine de l'égalité femmes-hommes dans deux lettres adressées à des élues de la Région.

(Petite remarque au passage : Superféministe fait bien partie intégrante de cette grande asso féministe qui s'appelle le Planning Familial... je ne sais pas pourquoi, ça à l'air d'être difficile à intégrer parfois...)


Petit récit de l'intérieur/extérieur par 2 superféministes...

A l'intérieur...
Il est 13h45 , nous entrons par petits groupes dans une salle plus petite que ce que nous avions prévu, à peine 50 chaises.
Un parterre de jeunes au 2eme rang, dont on apprendra plus tard que l'une d'entre elle est la fille du directeur du GES.
L'idée : se répartir à travers toute la salle. Nous somme un peu plus de 30, la salle est à nous !
La, conférence commence, l'objectif est de la perturber afin de pouvoir poser de vraies questions avec chiffrez à l'appui (ce que refusera consciencieusement de donner le directeur du GES).
Deux minutes s'écoulent à peine, l'une d'entre nous prend la parole, explique que les violences faites aux hommes ne sont pas comparables à celles faites aux femmes, que ces dernières sont structurelles et issues de la société patriarcale et que cette conférence ne devrait pas avoir lieu, car ce ne sont pas des violences sexistes et en particulier en biaisant le sujet de cette façon.
L'intervenant tente de se rebiffer et se fait épauler pas d'autres membres du GES venus à la rescousse.
Fin de l'intervention de la copine. Quelqu'un d'autre dans l'assemblée prend le relais, mais les esprits en face s'échauffent vite. Ils refusent clairement la discussion, haussent le ton.
Les slogans commencent à fuser depuis la salle. Nous demandons des chiffres de leur prétendues études. Nous exigeons un vrai débat plutôt que du pathos sur les hommes battus.
La psychologue Sylvianne Spitzer s'arme de son portable nous filme délibérément et s’énerve.
Dans le rang de devant l'une des personnes dira à propos d'une copine « celle-là, elle ferait mieux de se faire battre, elle comprendrait » , une autre de nos copines se fait insulter de « connasse ».
Ambiance.
L'une d'entre nous sort sa guitare et toutes et tous nous commençons à chanter un air créé pour l'occasion.
Les intervenants dépassés et toujours dans le refus du dialogue tentent d'éviter le débat en passant de groupe en groupe pour des prises à partie individuelles.
Tout cela aura duré une heure.
Les flics nous sont envoyés (plutôt que de discuter autant envoyer la maréchaussée, n'est ce pas l’argument des faibles?). Nous quittons la salle qui se vide de fait au ¾, ils termineront donc entre eux. Même les chargés de mission de la Région venus en 'observation' (et oui ils se demandent, a posteriori, à qui ils ont donné 300 euros. C'est tout de même la 2eme année que le Region RA cautionne de la sorte les masculinistes) quittent la salle.
Quelques tracts sont laissés sur les tables du bar de l’hôtel afin que les clients sachent à quoi est dû l'agitation des lieux.
Nous repartons, mais nous savons toutes et tous que nous n'en avons pas fini avec les masculinistes et nous resterons tous et toutes vigilantEs.

A l'extérieur...
Un peu avant la conférence nous nous installons à 4-5 dans la cour de l'hôtel avec ces tracts





et ces brochures (dont vous pouvez télécharger certaines ici)






l'idée étant d'informer le/la curieux/euse qui se retrouve à aller à cette conférence parce que « tiens, une conférence qui parle des hommes dans la quinzaine de l'égalité femmes-hommes, ça peut être intéressant pourquoi pas? » sans savoir grand chose de la nature et des revendications de l'association organisatrice et des enjeux que cela implique.


Pourquoi diable avons-nous agi de la sorte?

 Alors, si l'action n'a peut-être pas été suffisamment lisible c'est qu'il y avait plusieurs objectifs qu'il était quasi impossible de faire coexister et en même temps entre lesquels il était difficile de choisir :

1- informer et discuter avec les personnes arrivées à cette conférence, un peu « par hasard », par curiosité, comme dit plus haut
2- protester contre une conférence qui prétend s'inscrire dans une quinzaine de l'égalité femmes-hommes alors qu'en fait ce qu'elle défend, ses revendications et tous ses discours politiques tendent à nier la réalité des inégalités sociales spécifiques et structurelles qui touchent les femmes, et ce faisant, à les renforcer voire les accentuer
3- refuser, par l'essai de porter une autre parole, de laisser se dire publiquement et dans ce cadre légitimé par la Région des mensonges et autres discours manipulatoires.


Le bon sens, le bon droit et la bonne attitude... mais au fait, ne sont-ce pas les piliers de l'ordre moral, institués par les dominants?!

L'égalité, c'est homme = femme, oui, mais...

Une des revendications du GES est la suppression du ministère des droits des femmes... Ben oui, il faut un ministère des droits « des personnes » (des genres féminins et masculins sur leur site), nous a-t-il été dit avec une grande condescendence lors de notre action. Il y a des hommes et des femmes, donc un ministère qui s'occupe que des femmes, non mais vraiment, c'est évident que ça ne va pas, c'est discriminatoire pour les hommes, ça créé une inégalité! Apparemment ce serait ça le bon sens. Sauf que c'est confondre et mélanger et isoler des tas de choses pour les faire rentrer dans une vision du monde qui s'acharne à nier les réalités sociales. Dire qu'il n'y a pas de hiérarchie de valeur entre les êtres humains en fonction de leur sexe et que ça devrait se traduire par une égalité des femmes et des hommes dans la société, c'est un but, ça ne veut pas dire qu'ils et elles le sont dans les faits ici et maintenant. Il y a des inégalités issues de siècles d'oppression et de négation des femmes en tant qu'être pensant et responsable qui pèsent dans nos sociétés, dans nos têtes et qui se traduisent très concrètement de multiples manières : les femmes ont encore des revenus plus faibles que les hommes, elles effectuent toujours plus de tâches ménagères, elles subissent des violences spécifiques, sont moins représentées dans les instances de pouvoir, etc. (http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/sommaire.asp?codesage=FHPARIT12) Le ministères du droit des femmes a été créé justement pour s'attaquer à ces inégalités existantes afin de travailler à les faire diminuer. Quand elles n'existeront plus, et que la réalité des femmes sera prise en considération dans toutes les instances gouvernementales au même titre que celle des hommes, alors là, oui, il n'y aura effectivement plus besoin d'un ministère des droits des femmes. Prétendre que remplacer le ministère des droits des femmes par un ministère des droits des personnes dans la situation actuelle est une mesure d'égalité, c'est juste nier la réalité des inégalités structurelles dont pâtissent les femmes et la nécessité de lutter contre celles-ci, et là oui, si on avalait ça, on serait des buses.


Le fumeux débat démocratique

Il ne suffit pas que des opinions différentes s'expriment pour qu'un débat soit démocratique. La possibilité d'informations de qualité, plurielles, avec des sources vérifiables, données dans un contexte qui rend possible leur analyse et leur confrontation est essentielle. Et que fait le GES?
Il conteste les chiffres des enquêtes sur les violences faites aux femmes et l'idée même qu'elles soient massives et structurelles. Partant de là, quel débat, quelle confrontation est possible? Tout peut être dit, puisqu'il n'y a pas pas de références autres que celles qui vont dans leur sens, ou qu'ils choisissent d'interpréter de sorte à ce qu'elles aillent dans leur sens. Jusqu'à la négation de la réalité observée de manière répétée, dans des contextes nationaux multiples et avec des méthodes d'enquêtes diverses.
Ce qui à vrai dire est encore pire c'est ce que révèle la structure de leur conférence : des témoignages de deux hommes battus, d'une personne présentée comme experte dans l'accompagnement de ces hommes, puis discussion et quelqu'un (je dis quelqu'un parce que j'ai cherché qui était ce monsieur, mais je n'ai jusque-là trouvé d'infos -très peu, et très floues- sur lui nulle par ailleurs que sur des sites acquis à sa cause) qui parle de chiffres, et rediscussion. Le fait de commencer par des témoignages d'hommes battus avant tout exposé de chiffres, contextualisation ou analyse est typique du procédé qui consiste à mettre les personnes dans un état émotif qui diminuera leurs capacités d'analyse et de questionnement critique. Parce que, heureusement, nous sommes des êtres humains et que en général, heureusement, la souffrance d'autrui, le récit de cette souffrance nous touche et nous émeut. Et en fait c'est ça qui est le plus révoltant : l'utilisation de la souffrance de personnes, souffrance qui est réelle et nécessite empathie et accompagnement, à des visées politiques, puisqu'il s'agit de dire des contre vérités dans le but de combattre les possibles avancées vers une société plus égalitaire entre les sexes.


Donc donc donc...
Il ne suffit pas de dire qu'on est pour l'égalité femmes/hommes pour l'être réellement et encore moins pour que les revendications qu'on défend aillent dans ce sens.
Dire qu'il y a des violences sexistes spécifiques qui s'exercent sur les femmes, ne signifie ni qu'il n'existe pas d'autres violences ni que les femmes ne peuvent pas être violentes, ou qu'il ne faut pas s'occuper aussi de ces violences-là pour qu'elles diminuent. Etre un homme battu constitue une grande souffrance qu'il ne s'agit ni de nier ni de mépriser au niveau de l'individu, mais qui reste statistiquement marginale. Alors que la réalité des violences sexistes, c'est qu'elles sont multiples, multiformes et massives (de l'insulte de « salope » dans la rue, au harcèlement sexuel au travail, à la violence conjugale répétée pendant des années, aux 50 000 à 75 000 viols annuels en France, et malheureusement la liste est encore longue...).
En s'acharnant à nier la réalité et la spécificité des violences faites aux femmes, en formulant des revendications comme si il y a vait une égalité réelle actuellement dans la société entre les femmes et les hommes, ce type d'association oeuvre donc à déconstruire tout le travail fait afin de permettre la diminution de ces violences et de ces inégalités, et elle renforce tout en les réactualisant les stéréotypes, fonctionnements et inégalités de notre bonne vieille société patriarcale.

 

Et du coup ouaip alors, je suppose qu'ils nous ont bien identifié : on est pas vraiment leurs alliées et on est des féministes! (mais chuut, c'est un secret!)
On aime les hommes (enfin certains...), on aime les femmes (enfin pas toutes non plus...), on aime les autres (pareil ça dépend de comment on est luné-e-s), mais ce qu'on n'aime pas, c'est les injustices sociales fondées sur le sexe... et aussi sur l'orientation sexuelle en fait, et l'origine géographique et la couleur de la peau, et la classe sociale et... en fait, on n'aime pas les injustices, du tout.



 

Liens : pour un compte-rendu d'autres personnes ayant participé à cette action http://rebellyon.info/Conference-masculiniste-a-Lyon.html

P.S. : Bientôt, il va y avoir un article qui parle plus largement et de manière un plus approfondie des masculinistes.



Mary and the BFF (Big Feminist Fist)

samedi 27 octobre 2012

ferme un peu ta geule, vas me faire un steack-frite


Bonjour amiEs de Super Féministe!


Souvent quand même on a pu voir qu'on aime bien se faire du mal, s'intéresser à quelque chose en sachant pertinemment que ça va nous énerver, tout ça... du coup je vais vous parler de Booba, comme ça on sera touTEs énervéEs ça sera cool !


Alors Booba c'est un rappeur français, pas des plus talentueux dirons nous, mais quand même assez connu, et surtout spécialement misogyne. Ça se traduit par des remarques à la con dans des morceaux, mais parfois c'est le thème de toute un chanson, comme Killer, dont voici le clip ci dessous!


je ne vous file pas toutes les paroles, seulement les remarques les plus fines (il faut préciser que la chanson
parle d'amour quand même):

 J'me dis que je vais la téj mais putain elle est trop bonne ! 

Ferme un peu ta gueule, vas me faire un steak-frites
 
Alors je me faisais sucer, je pensais à mon futur , je fais parti de l'élite, je remplis Bercy, le Zénith,
Mais quelle trace je vais laisser si je ne fais pas de marmots, puis je cracha dans la gorge de cette pute à cent cinquante euros

Si je roule à deux à l'heure je regarde surement un gros cul passer



Velovelu

mercredi 24 octobre 2012

Manifestation pour l'ouverture du droit à la PMA pour tou-te-s!

 Appel à la mobilisation - Manifestation le 27 octobre 2012
Un projet de loi a minima serait discriminant pour les couples de même sexe : l’égalité pour tou-te-s déjà compromise.
Pour interpeller nos député-e-s et pour que le projet de loi sur le mariage donne aussi accès à la procréation médicalement assistée aux couples de même sexe, les associations : Association des Parents et Futurs parents Gays et Lesbiens, ARIS - Centre LGBTI, Collectif Lesbien Lyonnais, Chrysalide, Editions ma colère, Forum Gay et lesbien de Lyon, Lesbian and Gay Pride de Lyon, Moove, Osez le féminisme, Pédale imparable, Planning Familial 69, Rimbaud et SOS Homophobie vous mobilisent. 
Alors que le 10 octobre 2012 le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault confirme que le projet de loi à venir ne donnera pas accès aux couples de même sexe à la procréation médicalement assistée (PMA), Bruno Le Roux, chef de file des député-e-s PS déclare, le vendredi 12 octobre, vouloir déposer un amendement pour que cette question et celle de la filiation soient débattues dans le même projet.
Les associations signataires vous appellent à la mobilisation le 27 octobre 2012 pour que l’égalité pour tous les couples soit respectée dans le projet de loi, qui sera par ailleurs déposé le 7 novembre en conseil des ministres.
Le mariage et l'adoption prévus dans le projet de loi pour les couples de même sexe sont des promesses engagées par François Hollande dans son 31ème engagement : « J’ouvrirai le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels». Mais qu'en est-il du droit à la PMA? Subtilement absent des 60 engagements de François Hollande, il avait pourtant été promis pendant la campagne du Parti Socialiste lors d'interviews faites essentiellement en direction de la communauté LGBT (par François Hollande, dans Têtu paru le 21 avril 2012 et par Najat Vallaud-Belkacem lors du Meeting LGBT pour l'Egalité 2012 le 31 mars 2012).
L’égalité des droits civils pour tou-te-s sans distinction d’orientation sexuelle : voilà l’esprit des promesses de François Hollande. Malgré la déclaration de Bruno Leroux le 12 octobre, il ne faut pas relâcher notre vigilance. Si un amendement sur l'accès à la PMA n'est pas déposé ni voté, c'est un mariage au rabais qui attend les couples de même sexe souhaitant se marier, puisque il ne permettrait pas l’accès à la procréation médicalement assistée, possibilité néanmoins ouverte aux couples hétérosexuels dans le cadre du mariage. Une première discrimination vient donc briser l’espoir d’une égalité totale, à laquelle on peut ajouter d'autres discriminations venant fragiliser les familles :
  • le refus de reconnaissance d’une présomption de parentalité entre les conjoint-e-s de même sexe. La conséquence : l'impossibilité, pour le/la 2ème parent-e de même sexe d'avoir accès à une procédure simplifiée de reconnaissance de son statut parental.
  • le refus de reconnaitre la pluri-parentalité : il existe des familles composées de 2, 3 ou 4 parent-e-s, dont 1 ou 2 ne seront jamais reconnu-e-s comme parent-e-s légaux/ales. C'est un problème qui peut toucher toutes les familles qu'elles soient re-composées (avec parent-e-s de même sexe ou pas) ou qu'il s'agisse d'un projet de co-parentalité.
Exclure les couples lesbiens de l’accès à la PMA revient à les pousser dans l'illégalité, incitant les femmes à recourir à cette procédure dans des pays qui l’autorisent (Belgique, Espagne, …). Continuons à lutter contre un statut parental précaire et discriminatoire.
Nous ne voulons pas d'un mariage "homosexuel", nous voulons le mariage et l'égalité pour tou-te-s.
Le changement c'est maintenant.
Rassemblement le 27 octobre à 14h place des Terreaux

Premières associations signataires : Association des Parents et Futurs Parents Gays et Lesbiens, ARIS - Centre LGBTI, Collectif Lesbien Lyonnais, Chrysalide, Editions ma colère, Forum Gay et lesbien de Lyon, Lesbian and Gay Pride de Lyon, Moove, Osez le féminisme, Pédale imparable, Planning Familial 69, Rimbaud et SOS Homophobie

Contact Presse du Collectif Lesbien Lyonnais : 04 69 70 26 66 ou 06 74 75 72 86

Ci-dessous le communiqué de presse du 23 octobre 2012 du Planning Familial :

L'égalité des droits n'est pas négociable !

Et ci-dessous la lettre des associations signataires de la mobilisation adressée aux député-e-s :

Madame la députée, Monsieur le député,

En tant que citoyenn-e-s d'un État de droit qui prône l'égalité, les membres des associations Association des Parents et Futurs Parents Gays et Lesbiens, ARIS - Centre LGBTI, Collectif Lesbien Lyonnais, Chrysalide, Editions ma colère, Forum Gay et lesbien de Lyon, Lesbian and Gay Pride de Lyon, Moove, Osez le féminisme, Pédale imparable, Planning Familial 69, Rimbaud et SOS Homophobie vous interpellent sur la situation des couples de même sexe en France.

Dans le cadre du projet de loi ouvrant droit au mariage et à l'adoption aux couples de même sexe, de grands sujets sont oubliés : la procréation médicalement assistée (PMA), la filiation. Actuellement, les couples mariés hétérosexuels ont accès à la PMA et bénéficient d'une présomption de parentalité. Remettre à plus tard la loi sur la PMA et la filiation impliquerait pour les couples de même sexe un mariage au rabais et des familles fragilisées. Cela instaurerait une discrimination entre couples hétérosexuels et couples de même sexe, ce qui porterait atteinte au principe d'égalité inscrit dans la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, dont vous êtes le/la garant-e.

Ainsi, nous vous demandons de veiller, en tant que représentant-e du peuple, à ce que ces sujets ne soient pas oubliés dans les prochains débats parlementaires concernant le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe.

Nous comptons sur votre soutien pour appuyer nos revendications.

Nous mobilisons l'opinion sur ce sujet le 27 octobre prochain à 14h place des Terreaux.

Salutations respectueuses,


Association des Parents et Futurs Parents Gays et Lesbiens,
ARIS - Centre LGBTI,
Collectif Lesbien Lyonnais,
Chrysalide,
Editions ma colère,
Forum Gay et lesbien de Lyon,
Lesbian and Gay Pride de Lyon,
Moove,
Osez le féminisme,
Pédale imparable,
Planning Familial 69,
Rimbaud,
SOS Homophobie

samedi 20 octobre 2012

Défendre le droit à l'IVG... ENCORE!


Manifestation
samedi 27 octobre à 14h30
à l'appel du Collectif de défense de l'IVG à Lyon
Hôpital de la Croix-Rousse (côté rue Hénon) 


"L'IVG... quoi l'IVG? encore l'IVG!?!" C'est peut-être ce que vous vous dites, ou... "Non mais ça fait plus de 30 ans que c'est un droit acquis, c'est bon là, y a plus de problèmes, et encore moins la nécessité de se battre là-dessus!" 
Ben on aimerait bien que ce soit le cas, mais malheureusement non. Les attaques frontales existent toujours (genre les catholiques intégristes qui viennent prier devant des hôpitaux), mais ils y a aussi des choses moins visibles, comme la logique de culpabilisation persistante (c’est ce que dénonce par exemple le blog Les filles des 343 salopes, dont on a déjà parlé) ou de rendre difficile l'accès effectif à l'IVG... et les logiques de rentabilité dans le domaine de la santé, ça donne ça :




Et c'est pour ça qu'on vous appelle tou-te-s à venir nombreux-euses à cette manifestation! 
Et il y a aussi une pétition en ligne :

mardi 16 octobre 2012

Et si les femmes prenaient le pouvoir ?



Ce n’est pas franchement notre projet, mais il y a quelques temps de ça (392 avant JC!) Aristophane a imaginé l’affaire et en a tiré une comédie satirique. A partir de cette pièce pas forcément féministe, même si le point de départ est l’exclusion totale du pouvoir politique que vivent les femmes dans la cité grecque, la Compagnie Théâtre du Grabuge propose une création où se mêlent également des textes féministes contemporains.

 

Ca s’appelle l’Assemblée des femmes et c’est à voir cette semaine à la salle Genton, avec des places à un prix tout-à-fait abordable (5€ le tarif normal, 3€ avec réductions).


Cette série de représentations se termine, le samedi 20 octobre par une initiative qui s’appelle « Femmes à la tribune !». Une dizaine de femmes ou groupes de femmes prennent la parole sur leurs différents combats (syndicalisme, prostitution, féminisme,…) et vous savez quoi ? Super Féministe fait partie des invitées !



L’Assemblée des femmes
  Mardi 16 octobre, 20H
  Mercredi 17 octobre, 20H
  Jeudi 18 octobre, 14H et 20H
  Vendredi 19 octobre, 14H et 20H
Femmes à la tribune !
  Samedi 20 octobre, 16H. C’est gratuit mais pensez à réserver.



Salle Genton, MJC Laënnec Mermoz, 21 rue Genton  (Métro D, arrêt Laënnec ou Mermoz)
Réservation 04 72 33 69 26
Ou par mail : reservation@theatredugrabuge.com



dimanche 14 octobre 2012

Mobilisations ce soir

AmiE superféministe, tu croyais que tu allais trainer, désoeuvréE, dans ton 10m2 ce soir? et bien te voilà sauvéE, et même il va falloir que tu choisisses, parce que l'actualité étant (malheureusement) riche, ce n'est pas une, mais deux initiatives qui ont lieu ce soir!



Tout d'abord, suite au jugement de la Cour d'Assises de Créteil par rapport à la plainte de deux femmes pour des viols collectifs, une mobilisation féministe s'organise au niveau national (cf le communiqué de presse du CNDF et la lettre ouverte des féministes en mouvement), avec un

 Rassemblement à Lyon 
ce lundi 15 octobre à 18h30
devant le Palais de Justice 
(67, rue Servient, Lyon 3)






Et aussi, parallèlement, suite à l'agression le 26 septembre dernier par un commando de l’extrême-droite radicale du local du PCF qui se situe en face de la manufacture des Tabacs (voir le communiqué de presse), le Collectif de vigilance 69 contre l'extrême-droite (cf posts précédents) organise dans ce même local une

Soirée portes ouvertes
de 17h30 à 21h
(1 cours Albert Thomas, Lyon3)

 


Au plaisir de t'y voir!

vendredi 12 octobre 2012

Egalité ? Quelle égalité ?


La Quinzaine pour l’égalité femmes-hommes organisée par la région Rhône-Alpes vient de démarrer. Au menu : une centaine d’événements dans tous les départements pour évoquer la question de l’égalité entre les sexes sous l’angle du droit, du travail, du sport, de l’éducation, de la culture, etc.
On ne peut que se féliciter qu’une instance politique comme la région s’intéresse à ce thème et le rende visible à travers toute une campagne d’information (affiches, site, conférences). Une telle initiative incite associations, MJC, Bibliothèques, compagnies de théâtre à se mobiliser sur la question. Elle contribue à légitimer et à faire connaître au public (en plus de subventionner) certaines actions menées déjà depuis longtemps.
Cette année par exemple, le Planning Familial du Rhône a ainsi pu trouver le financement pour un projet avec la compagnie Les Désaxés : une série de saynètes sur le sexisme, la notion de consentement, les rapports entre filles et garçons, ont été présentées aux élèves de deux Maisons Familiales Rurales de l’ouest lyonnais. Les représentations se sont suivies d’un débat avec des intervenantes du Planning Familial, une manière de diversifier notre approche de l’éducation à la sexualité.
On pourra aussi relever dans le programme :
-  Des actions de sensibilisation auprès des enfants menées par Filactions à la bibliothèque du 3ème,
-  Une table-ronde autour de l’autodéfense féministe organisée par l’association Autodéfense et Autonomie,
-   Plusieurs créations d’artistes, de compagnies  connues pour leur implication autour de ces thèmes : Cie Les Montures du temps, Cie Anda Jaleo, Le Théâtre du Grabuge…
Tout ça c’est bien joli, mais c’est pas pour chipoter, il y a quand même dans ce programme quelques choix qui nous interrogent  voire même nous énervent fortement.
Ainsi le "féminisme" chic du magazine ELLE mérite-t-il une place dans une telle manifestation ? Je pense qu’on peut être lectrice de magazine féminin et se reconnaître dans les combats féministes, mais de là à faire du journal le « partenaire », c’est-à-dire sponsor de la quinzaine, c’est oublier que pour une page « société » vaguement égalitaire, sont diffusés des centaines de  messages normatifs sur le corps des femmes, et des pages entières de pubs plus ou moins déguisées pour les produits beauté/minceur/anti-âge des grandes marques.
Ensuite, quand on voit comme invité pour le « Grand Débat » (avec Laure Adler), le pédiatre médiatique Aldo Naouri dont les positions sur le retour de l’autorité paternelle, la « toute-puissance » des femmes, et les risques d’une indifférenciation des rôles sexuels sont bien connues et complaisamment diffusées, on peut se demander si l’on assiste pas à la montée d’un "féminisme" masochiste.
Et enfin quand on apprend que la région finance dans le cadre de la quinzaine (mais sans que cela n’apparaisse dans le programme ??!) une conférence menée par une association masculiniste notoire, les bras nous en tombent (BLAM !). Certes, selon une tactique bien éprouvée, l’association GES (Groupe d’Etudes sur les Sexismes) n’avance pas frontalement, et choisit comme thème de débat « Les ¨ hommes battus¨, qui sont-ils ? Comment les aider ? ». Ben oui, personne ne souhaite que les hommes soient battus, et puis c’est vrai qu’on parle plus des femmes victimes de violence, c’est louche non comment elles ramènent la couverture à elles : et que je me plains de ne pas trouver de centre d’hébergement, et que la police n’a pas voulu prendre ma plainte, et que la procédure d’éloignement du conjoint n’est quasiment jamais appliquée…  
Je n’ose croire que les organisatrices de cette quinzaine aient pu avoir ce raisonnement d’une naïveté confondante, alors que ce genre de débat constitue pour les associations masculinistes une porte d’entrée classique pour parler du « sexisme à rebours » de notre société occidentale gagnée par un féminisme dominant, où les hommes aujourd’hui sont de pauvres choses brimées et discriminées (on rigole mais c’est quasiment mot pour mot ce qu’on trouve sur leur site).
A moins qu’il ne s’agisse d’un véritable positionnement. Si l’on revient à l’intitulé de cette manifestation : le terme d’égalité permet de créer du consensus, d’éviter de trop politiser la question, de ne surtout pas être étiqueté comme féministe. Mais à gommer ainsi le caractère politique du féminisme, on oublie qu’on parle d’un rapport social de domination, d’une hiérarchie entre les sexes, d'une dissymétrie où les termes femme et homme ne sont pas interchangeables. A ne pas définir ce qu’on entend par « égalité », on se retrouve avec de multiples visions de l’égalité, dont certaines carrément anti-féministes.

Même si l’on est d’accord qu’il y a plusieurs courants dans le féminisme et que cette diversité contribue à la richesse des débats, il faut quand même poser des limites au n’importe quoi ! Le Planning 69 en tout cas va interpeller la Région sur son soutien au mouvement masculiniste.
                Antoinette FonK

Sur la question du masculinisme, une première approche synthétique et une bibliographie sur :
http://rebellyon.info/Attention-danger-Masculinisme.html

 




mardi 9 octobre 2012

Autodéfense féministe




L’association lyonnaise Autodéfense et autonomie propose une soirée autour de l’autodéfense féministe, son histoire, ses objectifs, ses techniques.
Sont invitées plusieurs « instructrices » : Irène Zeilinger (Garance, Bruxelles), Corine Corbin (Autodéfense  et autonomie, Lyon), Janique Lauret (Faire Face, Toulouse), Amélia Garrigues (ASSPA, Grenoble).

C’est le 12 octobre 2012, 18h30, à la Maison des passages
                                                       44 rue St-Georges 69005 Lyon

Au programme :
Une table ronde sur la place de lautodéfense féministe en France et en Belgique : état des lieux, obstacles et perspectives.

Puis, après une Pause - apéritif
A 21h Une projection dextraits vidéo sur lautodéfense des femmes, suivie d’une discussion avec le public.


Plus d’infos et les dates des prochaines stages sur :

dimanche 7 octobre 2012

Pussy Riot : nouveau rassemblement à Lyon




Après le rassemblement du 1er octobre qui a réuni environ 200 personnes, le Collectif Pussy Riot Lyon appelle à un nouveau rassemblement le 10 octobre prochain.
Voici l'affiche, et le tract qui est quasiment le même que l'autre fois, mais on a changé la maquette, alors pour le plaisir, on le met aussi :








Super Féministe sera de la partie !!!

https://www.facebook.com/fprlyon

mercredi 3 octobre 2012

Natacha Chetcuti à Lyon

Salut à toi ami-e superféministe!

Tu le sais ou tu ne le sais pas mais les études sur les lesbiennes, que ce soit sur le plan historique, sociologique ou sanitaire ne sont pas exactement foison en France. C'est pour ça que la brochure Tomber la culotte! a été accueillie avec tant d'enthousiasme sur le plan de la santé sexuelle des FSF* (et qu'elle s'arrache il faut bien le dire!), et c'est pour ça aussi que le livre de Natacha Chetcuti Se dire lesbienne. Vie de  couple, sexualité, représentation de soi paru en 2010 a été accueilli avec enthousiasme (et aussi parce qu'il est bien fait, clair et tout). 

A partir d'une enquête sociologique, elle nous parle des parcours des femmes qui ont des rapports sexuels et amoureux avec d'autres femmes, de comment elles construisent leur identité par rapport au mot "lesbienne", se l’approprie ou le rejette, des rapports aux normes de genre, de couple, etc...
Et donc l'auteure sera ce jeudi 4 octobre à 17h à l'ENS de Lyon (Site René Descartes, 15 parvis René Descartes, Salle F08)

Petit extrait de la présentation de cette rencontre : 
Comment les lesbiennes souhaitent s’affirmer dans une société structurée par la « pensée straight » ?  Dans quelle mesure le devenir  lesbien interroge les catégorisations de genre et le régime de  l'hétéronorme ?
Autant de questions que Natacha Chetcuti tentera d'élucider à partir de son ouvrage : Se dire lesbienne. Vie de couple, sexualité, représentation de soi.




Et j'en profite pour vous indiquer que Natacha Chetcuti a codirigé le numéro 1 de la revue Genre, sexualité & société qui s'intitule "Lesbiennes" et est entièrement consultable en ligne (ici). Vous y trouverez des articles qui parlent de lesbianisme et de féminisme, de Simone de Beauvoir et de Monique Wittig, d'hétérosexualité et d'hétéronormativité, des lesbiennes "of color", de santé sexuelle, de subversion, et de plein d'autres choses peut-être plus ou moins compréhensibles au premier abord, mais en tout cas beaucoup plus après lecture des articles! 
 

*FSF : Femmes qui font du Sexe avec des Femmes