mardi 28 août 2012

Notre corps, nous-mêmes



















Notre rubrique Féministosaure ne pouvait pas faire l’impasse sur ce livre mythique publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1971.

Pourquoi cet ouvrage signé par le « Collectif de Boston pour la Santé des Femmes » est-il un « classique » (en tout cas selon moi) du mouvement féministe ? D’abord par toute l’histoire de sa réalisation, une démarche typique des pratiques militantes du Mouvement des femmes : à partir de 1969, des femmes de Boston se réunissent pour discuter entre elles, faisant le constat de « leur ignorance vis-à-vis de leur propre corps et leur expérience négative de la médecine ». Elles font des recherches pour répondre aux questions qu’elles se posent, puis elles décident de partager ce savoir en créant un cycle de « cours », « partout où il est possible de rassembler des femmes ». Cette pratique de diffusion de connaissances s’accompagne de débats entre femmes, d’échanges autour du corps, de la sexualité, la médecine. D’abord simples polycopies passées de main en main, ces textes sont ensuite édités sous la forme d’un ouvrage collectif, ce qui permet une diffusion à l’échelle de tout le pays.
En France, c’est aussi un petit groupe de femmes qui se met à traduire et à adapter l’ouvrage, finalement publié en 1977.


Alors oui, des femmes qui s’entre-regardaient le col de l’utérus, ça a existé, cette photo le prouve ! Ça a même l’air plutôt sympa, malgré mes gros a priori, moi qui n’ai pas connu cette époque héroïque. Mais au-delà du cliché, l’idée du « self-help », c’est tout simplement que « prendre en main sa santé, c’est aussi une façon de prendre en main sa vie ».



Mais concrètement, qu’est-ce qu’on trouve dans ce livre ?
  • Une approche critique de la médecine : elle vise son caractère normatif (sur la sexualité notamment), et la relation de pouvoir qui est instaurée entre médecin et patient-e. Cette critique ne vire pas au discours a-scientifique, mystico-écolo ou autre fantaisie ; il s’agit plutôt d’une réappropriation des savoirs, qui ne passe pas sous silence les débats en cours dans les milieux scientifiques ou médicaux, et qui intègre les dimensions sociales, culturelles, subjectives du rapport au corps et à la santé. Surtout, est revendiqué fortement - et de manière très novatrice - le respect du choix de la personne.



  • Les infos sont présentées de manière claire, avec des schémas explicatifs, des photos, et elles s’accompagnent de commentaires, de témoignages personnels, donnant toute sa place à la diversité des expériences et des perceptions de chacune. La pluralité des voix qui se font entendre tout au long de l’ouvrage contribue au questionnement des normes dominantes, sans pour autant dicter de nouveaux comportements, sans injonction à un changement radical pour toutes, sans jugement.
  • Les thèmes abordés témoignent d’une approche globale de la santé. Le 1er chapitre pose le cadre : intitulé « prendre conscience de soi, évoluer », il évoque le « sexisme intériorisé » par chaque femme et postule le droit à s’écarter des modèles, à « redécouvrir sa colère ». Ensuite, après un chapitre sur le corps, suivent plusieurs parties qui vont aborder la sexualité, le choix de vivre seule, en couple monogame ou non, en communauté, ainsi que la question du lesbianisme (« En France, on nous appelle des gouines »). Les autres thématiques sont la nutrition et le sport, le viol et l’autodéfense, les « maladies vénériennes », « choisir la maternité ? », grossesse et accouchement, la ménopause. L’ouvrage se termine par une réflexion plus globale sur le rapport à la santé et à la médecine, avec des propositions pour changer les choses.

Si une partie des apports scientifiques est aujourd’hui dépassée, l’ouvrage reste une source d’informations pertinente, et la richesse des témoignages en rend la lecture passionnante. On peut lire « Notre corps, nous-mêmes » pour découvrir cette époque d’effervescence et d’invention politique (les groupes de parole, le questionnement permanent, le lien privé/politique…). Mais au-delà de cet aspect historique, la réflexion développée sur le thème de la santé, de l’autonomie des femmes, du rapport au savoir est aujourd’hui encore tout-à-fait stimulante.

Dans notre action au Planning Familial, nous sommes un peu héritier-e-s de cette approche : partage des savoirs, valorisation de l’autonomie, respect du choix des individu-e-s, analyse genrée, solidarité et féminisme sont des objectifs et des valeurs toujours fortes pour l’association. Pour autant, avons-nous échappé à la place de « spécialistes » de la sexualité qui nous est donnée par la société ? Comment réduire l’asymétrie qui existe de fait entre les « usager-e-s » et les « professionnel-le-s » ? La dimension militante de notre action est-elle toujours perçue par les personnes qui viennent au Planning avant tout pour avoir une réponse à leur question ou leur problème ? Cet ouvrage peut nous aider à garder ces questionnements en tête et à poursuivre la réflexion.


Antoinette FonK

Allez, une dernière petite photo bien seventies en cadeau.


Photos et dessin extraites de l’ouvrage « Notre corps, nous-mêmes », édition française de 1977, chez Albin Michel, disponible à la doc du Planning 69.



mercredi 22 août 2012

Laurence Anyways

Ami-e-s bloggeuse-eur, en me promenant dans le champ de navets cet été, j’y ai découvert une perle ! Mais peut être l’as-tu déjà vu ?

« Laurence Anyways »

C’est l’histoire d’amour de Laurence, un trentenaire professeur de littérature, écrivain talentueux, et Fred, une jeune technicienne de plateau, sexy cinglée exubérante. Ils vivent ensemble depuis 2 ans, amoureux comme au 1er jour, lorsque Laurence annonce à Fred qu’il est une femme. Cette annonce amorce les confrontations de chacun/e aux changements imperceptibles de ce qui l’entoure et de lui/elle-même. Laurence se jette dans le quotidien parée de sa nouvelle féminité. Fred tente d'encaisser le coup. Les proches s'arment de bons conseils, de réactions arrogantes ou de distance. Les collègues soutiennent ou se taisent. La rue québécoise cache sa curiosité. Mais à la première occasion, la tolérance de façade craque, les fondements sociaux réapparaissent et le rappel à l'ordre implacable s'exerce. Le fardeau de la norme pèse de tout son poids par les mille et un détails qui le composent. Le couple se décompose dans la douleur. Chacun-e devra se reconstruire dans une quête qui ne parvient pas à choisir entre amour, liberté et sérénité, sous les yeux des autres...  




C’est un film où l’amour ne triomphe pas de la norme, mais contrairement à « Brokeback Mountain » où les deux amants s'infligent souffrance et autodestruction, ici ils/elles vivent un accouchement, une douleur qui finira par les libérer et les rendre lucides. A déconseiller aux personnes trop émotives comme moi, que l'injustice et la douleur font pleurer. Dernières séances au Comoedia cette semaine.

L'auteur Xavier Dolan, a également réalisé « J'ai tué ma mère » (2009) et « Les amours imaginaires » (2010).

Tomboy

dimanche 19 août 2012

NO FUTUR POUR POUTINE !



Pendant que j’écris cet article, 3 meufs croupissent dans une prison russe pour avoir osé chanter une critique de poutine et des liens de complaisance existants entre son « gouvernement » et l’Eglise orthodoxe dans une cathédrale russe. Horrifiant isn’t it ?
Ha autre chose d’assez dégueulasse : la presse relaie pas mal cette sale affaire depuis quelques jours, mais l’incarcération en question a débuté il y a déjà plusieurs mois…
Mais alors pourquoi que c’est maintenant que tout le monde qu’il en discute ?????
Je vous le donne en mille : c’est que ce 17 aoùt 2012 le couperet est tombé ! Il est donc maintenant officiel que trois des membres des Pussy Riot passeront 2 ans d’internement dans un camp de travail russe pour s’être rendues coupables d’ « hooliganisme ».

Alors d’abord, c’est qui ces Pussy Riot ?
Les Pussy Riot c’est une bande de féministes punk russes créée en 2011 pour faire passer des messages politiques féministes et anti-poutine au moyen de performances artistiques. Vêtues lors de leurs concerts et performances de robes, collants et cagoules, elles menacent terriblement le régime russe actuel armées de leurs grosses… guitares !



Et pourquoi qu’on les a emprisonnées ???
Et bien c’est tout simple, le 21 février dernier les Pussy Riot ont réalisé une nouvelle performance : interpréter une chanson/prière dans la cathédrale de Moscou, dont les paroles consistent globalement à demander à la vierge Marie de devenir féministe et de dégager poutine.

Vidéo du CRIME :

Face à cette décision injuste et révoltante, aux quatre coins du monde on commence à se réveiller, les militant-e-s, les artistes, les intellos, les politicard-e-s s’insurgent contre cette situation révoltante.
SUPERFEMINISTE ET SES POTES SE BOUGENT AUSSI et rejoignent l’initiative qui a débuté à Lyon le 18/08/2012.



Mobilisons-nous en soutien aux Pussy Riot 
TOUS LES JOURS A 19H 
PLACE DES TERREAUX 
JUSQU’À CE QUE JUSTICE LEUR SOIT RENDUE!
Rejoins-nous et/ou fait tourner l'info !


TENACIOUS AC


Mise à jour : les mobilisations quotidiennes ne sont plus d'actualité, mais tu peux nous contacter si tu veux réfléchir avec nous à d'autres modes de soutien.




jeudi 16 août 2012

Cerveau de mec, cerveau de fille?

Soyons bien d'accord : il n'y a aucune différence entre un cerveau d'homme et un cerveau de femme.
Sauf qu'apparemment, c'est une idée reçue tenace. Très très très tenace.

Et utilisée pour justifier pas mal de choses.

Lu, entendu, vu : des images « humoristiques » vraiment pas drôles, les explications extraterrestres, des « témoignages » et « intuitions », aux explications scientifiques plus ou moins poussées (par des psychanalystes, des bloggueurs, des dossiers de magazines en lignes divers, des associations dont la scientificité ne saute pas aux yeux, des études vénérables datant de 1996) une simple recherche google (ou mieux, duck duck go) vous prouve la large diversité des tenants de la différenciation de nos petites cellules grises.
Le plus drôle (citation que l'on retrouve partout, véritable hoax de neurogénétique)?

En fait, nous appartenons à deux « espèces » différentes !
À cette époque où l’on vient d’achever les premières phases de décryptage du génome humain, vous savez peut-être qu’on a pu montrer que l’homme et le singe possèdent un patrimoine génétique de base, commun à 98,4 % ; ce qui laisse 1,6 % de différence seulement… contre environ 5 % de différence génétique entre l’homme et la femme . Ainsi, un homme mâle est physiologiquement plus proche d’un singe mâle que d’une femme !
… Et, naturellement, les guenons sont proches des femmes !

Bon. On peut rire un peu.

En revenant à nos moutons, et sérieusement, on peut chercher du coté de Catherine Vidal, auteure d'un excellent « Hommes, femmes : avons-nous le même cerveau ? », aux petites pommes du savoir (entre autres).
Tout d'abord, la personne. Catherine VIDAL est neurobiologiste, Directrice de Recherche à  l'Institut Pasteur, membre du Comité Scientifique " Science et Citoyen " du CNRS. 



Ensuite, le livre. Petit traité de 55 pages, magnifique de concision et de précision, il m'a appris plusieurs choses.
D'abord : un cerveau humain n'a de sexe que dans la mesure où il contrôle la production d'hormones sexuelles. Dans ce cas oui, il y a une « différence » mais elle peut varier d'un humain à l'autre sans faire mention du « sexe ».
Ensuite : les différences cognitives innées entre les sexes n'existent pas. Ka-Boom. Les femmes ne sont pas naturellement plus sensibles ou douées en langues, et les hommes ne sont pas naturellement plus forts en maths et en orientation. C'est de l'acquis, du culturel.

Mais pourquoi? Grâce à la plasticité phénoménale du cerveau. Notre cerveau, il faut le savoir, s'est tout plissé avec l'évolution, pour devenir plus gros et plus complexe. Il est extraordinairement adaptable et peut se modifier avec le temps, les apprentissages, l'éducation. Et il travaille sans même qu'on le veuille : les bébés filles et garçons sont dès leur naissance traités différemment par leurs parents (même sans le vouloir) et l'enfant le perçoit (sans non plus le vouloir). Les normes genrées sont tellement puissantes, invisibles et ancrées en nous, que pour certains elles ont acquis un caractère de nature ; qu'elles n'ont pas.

(exemple de norme genrée repiqué sur un forum de parents: mon fils est très énergique, grimpe partout, est du genre « dégourdi »...Bref, les gens me disent avec un sourire "et oui, c'est un garçon" . Si c'était une fille on dirait " qu'elle est pénible cette enfant", c'est ce qu'on disait de moi à son âge alors que mon fils est finalement comme sa mère... Le fils d'une amie est plutôt calme, réservé, pas téméraire pour deux sous, il à l'inverse du mien et est qualifié de "tempérament féminin" et l'on va même jusqu'à se questionner sur sa future identité sexuelle. Avec les garçons on ouvre plus facilement la porte pour les laisser courir, sauter, crier ; les filles doivent être sages, douces, délicates sous peine de se faire traiter de garçon manqué... )

Oui mais, rétorquerez vous, les hormones, elles conditionnent les comportements!! C'est bien connu, la testostérone ça rend agressif, et les oestrogènes ça rend gentil et maternel! (je caricature volontiers). Et bien... oui et non. Les hormones conditionnent notre développement physique et sexuel et sont importantes dans certaines périodes (grossesse, ménopause) mais, comme l'explique C. Vidal, notre hypothalamus seul contient des récepteurs hormonaux en quantité suffisante, notre cortex n'en contient quasi pas (contrairement aux grands singes sus cités). Difficile alors d'invoquer les hormones dans nos comportements quotidiens (lire une carte, faire des maths, faire le ménage... ) qui sont nés du cortex.

En conclusion? Les femmes et les hommes ont tous des cerveaux différents, et les fonctions cognitives ne sont définitivement pas impactées par le sexe ; elles sont en revanche impactées par l'éducation genrée et hiérarchisante, qui revient bien souvent à caricaturer à la fois les femmes (ces petites choses sensibles qui ne savent pas lire une carte) et les hommes (ces gros balourds qui ne pleurent jamais et ne savent pas repasser).

petite webographie rapide (au delà du livre qui coûte 5€):


http://blog.plafonddeverre.fr/post/Genre-et-variations-d-hormones (article du blog plafond de verre sur les hormones)


Lara Neutron

jeudi 9 août 2012

Ce mois d’août 2012, les lyonnaises doivent aller se faire avorter ailleurs !





Voici le communiqué de presse envoyé tout récemment par le Planning Familial du Rhône pour donner l'alerte sur la situation de l'IVG à Lyon :


En ce début du mois d’août 2012 les Lyonnaises et plus généralement les Rhodaniennes doivent aller se faire avorter dans d’autres départements voire d’autres régions.

A la date du 1er août,  tous les établissements de santé pratiquant des interruptions volontaires de grossesses dans le département du Rhône, excepté un seul, sont soit fermés soit déclarent une activité réduite.  Cet état de fait a pour conséquence des délais d’attente : minimum 3 semaines pour l’obtention d’un rendez-vous pour une IVG.

D’autre part, les médecins de ville habilités à pratiquer l’IVG médicamenteuse dans leurs cabinets sont également majoritairement en congés au mois d’août, excepté  3 d’entre eux sur les 17 conventionnés dans le département.

Cela signifie :

-          Pour les femmes qui ont pris la décision d’avorter, la poursuite de leur grossesse pendant plusieurs semaines. Ce qui est insupportable et représente une véritable maltraitance psychologique.

-          L’impossibilité pour les femmes qui le souhaiteraient d’accéder à l’IVG précoce par méthode médicamenteuse qui doit être réalisée avant 7 semaines d’aménorrhée (c'est-à-dire 5 semaines de grossesse), ce qui remet en cause la possibilité du choix inscrit dans la loi.

-          Pour les femmes qui sont proches du « délai limite » (entre 12 et 14 semaines d’aménorrhée, c'est-à-dire 12 semaines de grossesse) l’obtention d’un rendez-vous pour une IVG dans le département du Rhône, déjà très difficile le reste de l’année, devient impossible. En effet, les quatre établissements de santé qui proposent cette prise en charge ont une offre très limitée. De plus, ce mois d’août, trois d’entre eux sont soit fermés partiellement ou totalement et le quatrième a une activité réduite.

Cette situation conduit les femmes se trouvant largement en-deça du délai légal, à se voir refuser une IVG dans le département du Rhône et à devoir se rendre dans d’autres départements de la région, mais aussi dans d’autres régions. Ces déplacements entrainent des dépenses supplémentaires et rendent l’IVG inaccessible aux femmes les plus démunies et aux jeunes femmes mineures. Par ailleurs, si aujourd’hui dans les autres départements de la région les établissements de santé proposent encore des délais raisonnables, ils ne pourront pas répondre indéfiniment aux patientes venues du département du Rhône qui seront, à ce moment là, dans l’obligation de se rendre à l’étranger pour avorter.

A l’origine de ces difficultés, en premier lieu, le fonctionnement réduit des services pendant l’été. Les médecins partis en congés ne sont pas remplacés. Le personnel des établissements de Santé fait son maximum pour gérer la pénurie en orientant les femmes vers d’autres Hôpitaux ou vers le Planning Familial du Rhône. Eprouvées, en colère, les femmes qui subissent ce parcours se sentent à juste titre victimes d’injustice devant ce constat de carence du service public. Pourtant l’Agence Régionale de Santé Rhône-Alpes a pour mission de garantir à toutes et à tous l’accès à une offre de soins adaptée et efficiente contribuant à la réduction des inégalités territoriales et sociales.

De plus, chaque année, à l’approche de l’été, le Ministère de la Santé transmet à toutes les ARS une circulaire leur demandant de coordonner, pour la période estivale, l’activité des établissements de santé participant à la prise en charge de l’IVG. L’objectif est de « permettre, durant la période estivale, à toutes les femmes faisant une demande d’IVG dans les délais légaux de trouver une réponse adaptée, médicamenteuse ou instrumentale, y compris pour les demandes se situant entre 12 et 14 semaines d’aménorrhée…. ».

C’est pourquoi le Planning Familial du Rhône s’indigne et dénonce la non application des recommandations du Ministère de la Santé et juge que cette situation est intolérable pour les femmes car elle remet en cause, dans la pratique, le droit à disposer de son corps et l’accès et le droit à la santé pour toutes et tous.

Le Planning Familial du Rhône demande que les établissements de santé assurent leur mission de service public pendant cette période d’été et demande aux pouvoirs publics habilités à le faire d’intervenir en ce sens. Il serait tout à fait choquant que la ville dont est issue notre nouvelle Ministre des Droits des Femmes soit celle ou les femmes ne peuvent pas avorter cet été pour cause de carence notamment des services publics.

Ce communiqué rédigé devant l'urgence de la situation a eu pas mal d'écho dans la presse locale... si bien que l'ARS nous a convié à une réunion de crise, lors de laquelle elle s'est engagée à ce que toutes les femmes puissent trouver une solution (contacter le Planning Familial au 04.78.89.50.61). Les services d'IVG obtiendront-ils plus de personnel pour fonctionner pendant l'été ou se feront-ils juste taper sur les doigts par leur direction et sommer de répondre à l'urgence sans moyens supplémentaires ? Nous ferons le point à la rentrée avec les équipes... et avec l'ARS. 

Une rentrée qui se promet d'être bien chargée puisque les menaces de restructuration qui pèsent sur plusieurs centres d'IVG lyonnais se précisent ( voir le post précédent ) : une action de sensibilisation de la population est prévue. N'hésitez pas à nous rejoindre !!!

 

mardi 7 août 2012

Virilité et sens olfactif




Vacances, glande au soleil, ami-e-s et quelques romans policiers… Fin de la carte postale, je tombe sur ces vieilles pubs que l’on trouvait au dos des polars dans les années 70, et je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager cette découverte.

Cette série de publicités pour une eau de toilette vaut des points question machisme dérisoire : invocation d’une virilité mythique exaltée par quelques gouttes de parfum, promesses de séduction sur la gente féminine hypnotisée, et en plus la photo du minet ténébreux en smoking avec sa fausse cicatrice, c’est la grande classe !

A des dizaines d’années de distance, on peut apprécier le charme désuet et plutôt comique de la chose… Mais est-ce qu’aujourd’hui, avec des codes culturels qui ont changé, on ne nous assène pas encore les mêmes messages ???

Enfin bon, on va pas se laisser ruiner l’été par de tels questionnements, moi, je vais me baquer…


                                    Une Super Féministe en vacances