vendredi 16 novembre 2012

Rester sous la couette ?

Beau programme, mais voilà que se profilent 2 festivals de films documentaires à la programmation remarquable, qui donnent envie de repousser l’heure de l’hibernation et de rejoindre d’autres humain-e-s dans les salles obscures…  Ça se passe pas loin de Lyon, à Oullins et à Décines, et Super Féministe vous a fait une petite sélection des films qui parlent genre, sexualités, féminisme :


Tout d’abord le festival A nous de voir – cinéma et sciences
Du 16 au 25 novembre à Oullins, Théâtre de la Renaissance
Loin des cours de science ou des pauvres documentaires animaliers (comment ça, j’aurais des a priori !?) ce festival s’intéresse à la science de la manière la plus ouverte qui soit : on y découvre des films sur le bonheur, la maladie mentale, la danse, le boson de Higgs, les luttes sociales, le soin aux morts et plein d’autres thèmes. Il y a aussi  une nuit de la science-fiction et une série de films pour les enfants, des moments de débat et même un concours du film scientifique. Toute la programmation et les infos pratiques sur ce lien, et en plus c’est à prix libre !
A noter en particulier :
Le vendredi 23 novembre à 20H : le programme Bosnie, comment ça va avec la douleur ?

Projection du film De guerre lasses, de Laurent Bécue-Renard, qui s’intéresse au parcours de jeunes femmes ayant traversé l’expérience de la guerre en Bosnie.

Suivie d’un débat sur l’impact des conflits sur le psychisme : comment vivre, se reconstruire après la guerre ?
Avec Karima Brakna, de l’association « Nous autres », psychologue clinicienne, Christiane Joubert, maître de conférence en psychopathologie clinique, et Jean-Marie Lemaire, médecin spécialiste en neuro-psychiatrie.
Le samedi 24 novembre à 14H
Un programme intitulé le droit à la sexualité pour tous qui regroupe 3 films (fictions, documentaires) abordant la question de la sexualité et du handicap : 

            Mon amoureux, de Daniel Metge (23’)
            Sexe, amour et handicap, de Jean-Michel Carré (70’)
            Corps solidaires, de Pascal Roy (30’)

La projection se poursuit par un débat sur l’absence de reconnaissance de la sexualité des personnes handicapées, et sur la question de l’assistance sexuelle.

Avec François Crochon, sexologue et membre du CERHES (Centre Ressources Handicap et Sexualité), Pascal Roy, réalisateur, et Nicolas Brimeux, acteur de Corps Solidaires.


Le dimanche 25 novembre à 11H : projection de La naissance, une révolution ? de Franck Cuvelier, un documentaire qui raconte les évolutions de la prise en charge de l’accouchement, « l’histoire d’une dépossession progressive pour les femmes d’une expérience intime ». 

Il y aura aussi :

Les Ecrans du Doc
Du 21 au 25 novembre au Toboggan à Décines

Avec notamment deux soirées-débat :






Le mercredi 21 novembre, soirée « Homosexualité : histoire d’une lutte », avec deux films :
à 18H15 LE GAI TAPANT
Un documentaire de Hélène et Voto Barbé sur la vie et les combats de Jean Le Bitoux, figure du mouvement homosexuel en France.

à 20H en avant-première : LES INVISIBLES de Sébastien Lifshitz
Un documentaire fait de témoignages d’hommes et de femmes qui ont vécu leur homosexualité dans l’entre-deux-guerres.

Projection suivie d’un débat avec le réalisateur et des représentants de ARIS Centre LGBTI.
Le dimanche 25 novembre à 16H :
Une autre avant-première : FREE ANGELA AND ALL POLITICAL PRISONERS
Un documentaire de Shola Lynch sur le combat d’Angela Davis, à partir d’images d’archives et d’interviews.
  
Projection suivie d’un débat avec Virginie Blum, chercheuse-doctorante en sociologie du genre à Lyon 2, et Michelle Zancarini-Fournel, professeure en histoire contemporaine à Lyon 1 et codirectrice de la revue CLIO, et des représentants d’Amnesty International.

Au programme des Ecrans du Doc, il y a aussi des films sur les femmes en prison, l’un du côté de prisonnières participant à un atelier de danse, l’autre du côté de professionnel-le-s  (psychiatre, infirmière, ergothérapeute) travaillant avec des détenus. Et encore d'autres thématiques autour de la conscience citoyenne et de l'environnement. 
Pas mal non ?
Antoinette FonK