mercredi 29 février 2012

D'Egal à Egales



 
L'association Ciné Travail propose, dans le cadre de sa programmation  "Autres Regards" et en partenariat avec le Planning Familial 69, la projection du documentaire « D’Egal à Egales » de Corinne Mélis et Christophe Cordier.
Le film sera suivi d'un débat avec Corinne Mélis.
                                     
Le Jeudi 8 mars à 19H30

A la MJC Monplaisir
25 avenue des Frères Lumières 69008 LYON


Présentation :
Anissa, Dorothée, Keira et Nora : quatre femmes qui ont décidé de prendre la parole contre les inégalités. Elles sont issues de l’immigration et, à ce titre, elles subissent une triple discrimination : sexiste, raciste et sociale. D’égal à égales de Corinne Mélis et Christophe Cordier raconte leur prise de conscience, leurs luttes pour les droits des femmes, pour la reconnaissance et pour la dignité. Le film suit leurs itinéraires personnels d’où il ressort une réflexion sur l’émancipation individuelle et collective, car les deux réalisateur-es ont choisi de croiser les expériences d’Anissa, Dorothée, Keira et Nora avec les paroles des ouvrières de LIP, dans les années 1970.
Elles ont choisi de s’engager face à la dureté des conditions de travail et à la précarité des salariéEs dans les secteurs du nettoyage, du commerce, des services aux particuliers, d’industries à l’agonie, où l’on retrouve nombre de femmes issues de l’immigration. En provenance d’Afrique du Nord et d’Afrique de l’Ouest, elles s’inscrivent dans une histoire migratoire post-coloniale qui imprègne leur cheminement individuel. Travailleuses et syndicalistes, elles bousculent les stéréotypes sur les « femmes immigrées ».
Traversant et retraversant ces multiples frontières, elles incitent leurs interlocuteurs/trices à modifier leur regard sur les femmes, sur les immigréEs, sur les ouvrièrEs et les précaires. Par–delà les conflits du travail, elles nous racontent une démarche d’émancipation individuelle et collective dans une société où sexisme et racisme restent d’actualité, tandis que s’accentue la précarisation du salariat. Dans l’espoir d’être traitées, enfin, « d’égal à égales ».